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Ottawa et la francophonie
La francophonie est devenue une opération politique où le français a de moins en moins à voir. Le Gouvernement fédéral est responsable de l'assimilation de près 70% des « Canadiens-français », appellation devenue archaïque, sauf pour Gérard Bouchard. Et pourtant, c'est lui, la « puissance invitante » qui a le haut du pavé, qui prodigue à la francophonie sa bilingue hospitalité. Sous prétexte de « lois des langues officielles », on impose l'anglais où, par définition, seul le français devrait avoir cours. Quant à cette fameuse loi des « langues officielles », elle n'a jamais consisté qu'à imposer l'anglais au Québec, et, ailleurs, au Canada, un français de traduction, rare, intermittent, cosmétique, dont le Québec est complètement absent.
On ne compte plus les trahisons du Gouvernement Charest. En s'inclinant devant Ottawa, en lui cédant l'organisation du Sommet de la francophonie, le « Gouvernement du Québec » renonce à sa fonction de gardien de notre nation et de son caractère distinct. Il nous confine dans le rôle d'une minorité dominée par l'anglais, et dont la loi sur les « langues officielles » est l'hypocrite affirmation.
Hubert Larocque, Gatineau.
