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La politique et le dévergondage.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 10 juin 2008 08:00



Quand on n'a plus d'arguments, en politique, ont fait le pitre comme le ministre Whissell. On se choque et on se braque, on dérape et on insulte. C'est ce que le ministre Bachand fait, en contrepartie des décisions récentes du ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn, de couper dans le gras des bureaucraties communautaristes et de remettre ces bureaucrates au régime minceur, le même que connaissent les les citoyens contribuables du Pays et de la Nation.

De plus, rappelons-nous que lors de l'élection fédérale de 1997, les Conservateurs du fédéraliste Jean Charest n'avaient récolté que 19% des suffrages, ne rapportant que 20 des 301 sièges, principalement dans les provinces maritimes. C'est donc à l'instar d'un chef Conservateur canadien déçu et déchu, devenu chef du PLQ, alors qu'il y fait l'insipide démonstration quotidienne que tout est du pareil au même, pour les transfuges politiques, que Raymond Bachand nous rappelle, à son tour, qu'il est sorti du placard séparatiste, alors qu'il fut le secrétaire particulier du cabinet de Monsieur René Lévesque dont il a «pris soin» de rayer l'identification mémorable, dans sa mini biographie, sur Wikipédia...) Raymond Bachand est un autre de ces transfuges politiques, de ces arrivistes et chercheurs de l'or des pouvoirs, que rien n'arrête. Le financement des 60 OSBL officiels, sert-il à autre chose qu'à des émoluments et à des dépenses de «succursales partisanes», ce terreau propice à l'antifédéralisme et au bloquisme montréalais, sous toutes leurs formes? À toute fin pratique, le touriste Bachand d'Outremont ne se préoccupe que des millions que siphonne «Montréal International». Et, sa façon rapace, fantasque et ennemie de braquer le ministre Blackburn, est de la politique de petit coq de basse-cour. Bachand pratique l'ingérence dans les affaires fédérales, alors qu'il n'en tolère aucune du fédéral dans la conduite des objets de sa jouissive suffisance. Les libéraux de Québec, ces spécialistes du SENS UNIQUE (salaires des médecins spécialistes, dégel des prix des produites pharmaceutiques, Rabaska et la liste qui n'en finit plus), peuvent-ils prétendre être crédibles ou autre chose que risibles, quand ils s'attaquent au soi-disant SENS UNIQUE du ministre Blackburn ou au SENS UNIQUE de qui que ce soit? Par contre, s'attaquer au poids que le ministre Blackburn peut avoir dans le Cabinet de Stephen Harper et faire allusion au fait que ledit ministre tripote l'argent des subventions à des fins partisanes et électoralistes, c'est du tirage de roches, en provenance de la Gaza libérale des irresponsables gagas et fanas.

Bachand, le séparatiste d'hier, devenu le fédéraliste d'aujourd'hui, s'est prend rageusement au ministre fédéral Jean-Pierre Blackburn, parce que les décisions récentes de ce dernier, de couper dans le gras des bureaucrates du communautarisme structurel, dérangent Bachand, le magicien de la montréalisation systémique, ce bébé du PLQ. Ni le «docte maestro de l'administration singulièrement cloisonnée, ni l'avocat des avocasseries plurielles ne justifient l'étenderie duplessiste des petitesses qui sont la pièce maîtresse de sa plaidoirie à l'encontre de son collègue et ministre fédéral qui a tout à fait raison de mettre au régime minceur, tous les téteux de la vache à lait fédérale et biberonneux du communautarisme légionnaire, statutaire, aveuglément récurrent et vivant toujours aux crochets de l'incurie déficitaire.

Par ailleurs, que l'ami des séparatistes et fidèle disciple du gourou Landry, veuille s'en prendre au ministre fédéral Blackburn, en l'accusant bien naïvement de vouloir détourner des fonds publics pour s'amuser à jouer au Père Noël électoraliste, c'est la moindre de ses charges éditorialistes. Bernard Descoteaux ne devrait-il pas se souvenir de ce que contenait la grosse poche de son Père Noël préféré, Bernard Landry, quand il est allé en vider une à la Gaspésia et une autre au Métro de Laval, pour ne prendre que ces deux petits exemples de gros cadeaux facturés aux contribuables?

Gerry Pagé
Ville de Québec

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