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Trop de cuisiniers, ça gâche la sauce.
Le gouvernement fédéral semble incapable d'accepter de travailler au niveau des grandes politiques nationales. Pour des raisons électorales et par souci de tout analyser-planifier-coordonner, il veut agir partout. Les gouvernements provinciaux ont la même approche avec les municipalités. Les deux ordres de gouvernement n'acceptent pas que la responsabilité d'un domaine de gestion soit sous la responsabilité d'une administration gouvernementale (fédérale, provinciales et municipale) et que celle-ci ait l'autonomie financière pour accomplir les tâches impliquées par cette responsabilité. Oui, deux cuisiniers peuvent travailler dans la même cuisine, l'un fait le rôti et l'autre un gâteau, mais ils ne doivent pas faire ensemble le rôti et le gâteau.
Pourquoi Québec reçoit-il des transferts d'Ottawa pour financer la gestion des dossiers de son système public de santé ? Pourquoi une municipalité du Québec doit-elle quémander un tiers de son financement à Québec et un tiers à Ottawa pour fiancer une piscine municipale qui sera utilisée à 99% par ses citoyens ? Pourquoi le même OSBL doit-il demander des subventions aux administrations municipales, provincial et fédéral, et parfois à plusieurs ministères d'un même gouvernement ? Il ne faut pas se surprendre que les infrastructures des municipalités canadiennes soient en si mauvais état. Cela n'a rien à voir avec la mauvaise gestion d'un ministre en particulier.
Quand tenterons-nous d'aborder de telles questions d'une façon plus globale en tenant compte des intérêts à long terme des citoyens ?
Jean-Pierre Aubry
