Des solutions à la hausse du coût du pétrole -Travailler moins pour moins dépenser ?
Mots clés : pétrole, travail, Prix, Économie, États-Unis (pays)
L'idée de la semaine de quatre jours pour économiser se présente comme l'une des clés à l'envolée du prix de l'or noir

Photo: Agence France-Presse
«Nos employés sont très enthousiastes et prêts à commencer dès aujourd'hui», confie-t-elle à l'AFP. «Notre motivation première est de leur permettre de réaliser des économies de carburant. Mais cela donnera aussi aux parents une journée supplémentaire avec leurs enfants et leur fera économiser des frais de garde».
À 1600 kilomètres de là, à Maynard, dans le Minnesota, le district scolaire de Maccray initiera la formule à la rentrée prochaine. Pour le transport scolaire, «la différence entre une semaine de quatre ou cinq jours d'école devrait être de 55 000 $US» dans le budget, explique le recteur Greg Schmidt. Cela signifiera 149 jours d'école par an au lieu de 172, mais 65 minutes seront ajoutées chaque jour à l'emploi du temps, poursuit-il.
Certains professeurs s'inquiètent de l'allongement de la journée de travail pour les plus jeunes élèves, reconnaît le recteur. Mais «la majorité des lycéens approuvent l'idée, d'autant que plusieurs ont des petits boulots et que cela leur donne un jour de plus», ajoute M. Schmidt.
Le prix à la pompe atteint aujourd'hui environ 4 $US le gallon (1,06 $US le litre) dans la plupart des États américains, soit une augmentation de 30 % en un an, selon l'American Automobile Association.
D'autres parades existent pour faire baisser la note de carburant: télétravail, covoiturage, «car-sharing» -- ou «auto-partage» -- qui permet de louer à l'heure une large gamme de véhicules.
Une idée qui a fait du chemin
Travailler moins de jours? L'idée n'est pas tout à fait neuve. Selon une enquête menée en 2007 par la Society of Human Resource Management, 38 % des entreprises offrent la possibilité d'une semaine réduite à certains salariés dans le cadre de la flexibilité du travail. Le gouvernement américain lui-même permet depuis des années à certains employés de bénéficier de cette possibilité. Au niveau local, de nombreuses collectivités, du comté de Suffolk (New York) à la ville d'El Paso (Texas), étudient la question.
Déjà, 44 % des Américains assurent avoir modifié leurs habitudes de transport et de travail face à la hausse des prix du carburant, relevait une enquête du cabinet Robert Half International, publiée en mai. Et 26 % indiquaient ainsi avoir réduit la durée de leur semaine de travail. «Le bon côté de la hausse du coût de l'énergie, c'est que cela rend plus flexibles les entreprises et les employés qui s'adaptent aux circonstances», souligne John Challenger, directeur du cabinet de conseil Challenger Gray & Christmas.
«Avec nos BlackBerry et toute notre technologie, nous sommes toujours en train de travailler,» dit-il, en ajoutant qu'avec quatre jours de travail, «non seulement les gens évitent les heures de pointe, mais ils ont de plus longs week-ends. C'est ce qu'ils veulent aujourd'hui».

