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Bouchard, Taylor, Obame et le "E pluribus unum", mouvement continental pour changer cette devise?

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Monique Joyal-Painchaud
Envoyé Le mercredi 09 juillet 2008 10:00





Je crois que cette démarche des immigrants qui a suscité la Commission Bouchard Taylor au Québec n'est pas étrangère à la démarche de Barrack Obama qui cherchait à modifier le sceau des États-Unis dont la devise est « E pluribus unum ». Que ces démarches se situent dans un temps rapproché, en pleine élection américaine, m'emmènent à penser qu'il y a effectivement un mouvement continental, influencé par Farrakan, pour que ce « Un entre plusieurs », (dans la multitude, être une personne importante) devienne interprété différemment en pointant comme un mal les forces qui emmenaient les gens à s'amalgamer : un colonialisme si décrié. On veut garder notre culture en immigrant dans ces pays, disent-ils.



Dans le procès de la civilisation judéo-chétienne devant l'amphithéâtre des nations, où on nous accuse du génocide des populations autochtones, on nous prouve que notre accueil des autres par l'immigration est un colonialisme rejeté, que nous ne sommes pas du côté de l'accusateur, mais bien du côté de l'accusé. Et même, le juge n'est pas de notre côté. Le pays n'est pas plus à nous qu'à eux. Nous n'avons que le statut de citoyens dont les pères ont commis des génocides. Tout cela sans avoir de défense. On courbe la tête, comme si aucun recours n'était possible.



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