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Trop négatif ? ou trop réaliste!

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Claude Beaudet
Envoyé Le mardi 17 juin 2008 09:00



Quant on s'exprime avec transparence et honnêteté sur l'entreprise, dans le secteur public comme privé, on est tôt ou tard ostracisé. C'est mon expérience. Bien sûr, qu'il faut user de circonspection, de courtoisie et de diplomatie lorsqu'on s'exprime. Ce sont là des règles que je respectais au meilleur de mes connaissances. Mais dès qu'on soulève la faille avec timidité parfois, ça y'est...vous êtes négatifs, en difficiculté (je n'avais aucun antécédent de ce genre) ou instable de ce temps-ci. Il y a des choses disons "politiquement incorrect" que vous devez taire et qui vous valent des silences, des interventions par derrière "bien senti" si vous en soufflez mots.
Ceux qui vivent le racisme en sourdine savent de quoi je parle.
Évidemment, vous êtes tout lorsque vous dérangez sauf un être humain (jusqu'à être étiqueté de tous les maux) qui veux humaniser son milieu quand vient les rencontres d'équipe. Il y bien les épisodes pro-syndicales qui viennent aider votre cause mais tellement éphémère dans cet ère individualiste.

Je ne crois pas que les bourreaux (pour ne pas dire autre chose de vulgaire) visés par cet article, le liront jusqu'au bout...c'est trop réaliste pour leurs petits intérêts "positivistes". Positiviste, dans ce texte, signifie tout sauf l'autocritique et la critique négative (évidemment constructive si on l'apprécie en regard de sa franchise). C'est drôle que dans les discours officiels de "la qualité totale" on aient tant souligner l'importance de l'ouverture d'esprit, de l'esprit d'équipe et d'échange mettant en jeux jusqu'à notre vie privée, qu'on en soit rendu à un tel niveau d'hypocrisie générale. Heureusement, il y a les proches et ceux qui vous connaissent bien qui vous aides à retrouver l'équilibre. Parfois on se sent seul dans la foule. Aujourd'hui, après du recul, je sais que je fesais bien de m'exprimer (avec transparence et parfois, fermeté).

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