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Vous faites de la petite politique

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Jean-Pierre Audet (jean.pierre.audet@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 06 juin 2008 09:00



Chère Madame Payette, vous aviez plus de profondeur quand vous étiez en politique active. Si, enfin, les deux provinces centrales arrivent à amorcer une ébauche de front commun, de ce qui pourrait ressembler un jour à une véritable confédération, vous voilà à parler de «coucherie» politique (embedded). Les dés roulent présentement pour l'Ouest et l'Est. Reste au Centre de s'allier plutôt que de se déchirer. Quel mal y a-t-il là ? À moins de chercher à tout prix la petite bête noire...

En passant, vous auriez dû assister aux dictées de Bernard Pivot. L'accord des participes passés, c'est le seul, mise à part ma maîtresse d'école du primaire, qui expliquait clairement et simplement la règle universelle. Quel que soit l'auxiliaire ou les verbes pronominaux, il s'agit de tourner la phrase autrement. Vous écrivez : «...bien peu de Québécois se sont demandés». C'est une faute. Vous l'aviez pourtant trois lignes plus haut : «Je (vous, féminine) me suis dit...» Le «se» qui précédait votre «demandés» a le même sens que le «me» qui précède «dit» : pas de complément direct : «se sont demandé», quand on tourne la phrase autrement veut dire : «ont demandé à soi-même», tout comme «je me suis dit» signifie : «j'ai dit à moi-même». Indirect, ma chère que je n'ai pas appelée (direct)Lise. À bonne «entendeure» salut !

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