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Désertion, insoumision et objection de conscience
Le premier a volontairement souscrit un contrat d'engagement et souvent touché une prime. Le second est obligé, sous peine de rétorsion, de se soumettre et de porter les armes. À moins qu'il ne se déclare objecteur de conscience. Ce qui a un prix. En France, par exemple, pendant la guerre d'Algérie, les objecteurs de conscience étaient incarcérés et à dates régulières, on leur présentait l'uniforme. S'ils refusaient de l'endosser, ils étaient condamnés illico à une autre période de prison. Et ainsi de suite.
Le déserteur ne peut en aucun cas se prévaloir de l'indulgence que le Canada avait eu pour les insoumis d'une autre époque.
Bernard Charier
Montréal
