Université Laval - Une faculté des lettres ouverte sur le monde
Mots clés : congrès des sciences humaines, Université Laval, Langue, Science, Québec (ville), Canada (Pays)
« Nos chercheurs sont extrêmement actifs sur le plan international »

Photo: Le Devoir
De manière concrète, les quelque 140 professeurs-chercheurs, 200 chargés de cours et d'enseignement et 15 maîtres de langue de cette faculté enseignent à quelque 3700 étudiants du premier cycle et 800 étudiants des deuxième et troisième cycles.
La faculté des lettres, qui compte une centaine de programmes, abrite quatre départements, soit ceux d'histoire, d'information et communication, de langues, linguistique et traduction ainsi que celui des littératures. À ces départements s'ajoutent l'École de langues ainsi qu'un programme en études internationales.
Elle regroupe aussi des centres de recherche, tels que le Centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions, le Centre interdisciplinaire de recherche sur les activités langagières et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises.
De même, plusieurs chaires de recherche sont intégrées à la faculté, telles que la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d'expression française en Amérique du Nord, la Chaire de journalisme scientifique Bell Globemedia, la Chaire de recherche du Canada en littératures africaines et Francophonie, la Chaire de recherche du Canada en littérature contemporaine, la Chaire de recherche du Canada en histoire comparée de la mémoire et la Chaire de recherche du Canada en histoire et économie politique du Québec contemporain.
On ne s'étonnera pas non plus que cette faculté participe à des regroupements multifacultaires, parmi lesquels on compte le Centre interuniversitaire d'études québécoises, l'Institut d'études anciennes, l'Institut québécois des hautes études internationales et l'Institut sur le patrimoine culturel (Le Devoir, 26 avril 2008).
Voilà autant de lieux qui favorisent le partage des savoirs et qui, de fait, se répercutent sur ses acteurs. «Nos chercheurs sont extrêmement actifs sur le plan international. La grande majorité d'entre eux profitent de subventions, que ce soit à titre individuel ou en équipe. Et nombre d'entre eux publient dans des revues et des maisons d'édition majeures au Québec, aux États-Unis et en Europe.»
L'argent, toujours l'argent
Reste que, dans une plus large perspective, M. De Waele admet que les sciences humaines sont les parents pauvres au titre des subventions. «Il est évident que lorsqu'il y a un chercheur en médecine qui dit avoir besoin d'un équipement dispendieux, qui coûterait par exemple 50 000 dollars, visant à faire de la recherche sur le cancer, il part avec un préjugé favorable auprès des organismes subventionnaires et de la population générale. Je ne vous cacherai pas qu'un chercheur en sciences humaines est souvent confronté à des préjugés ou à des commentaires de la part du corps politique -- députés et ministres inclus -- du genre: "Bof, la recherche en archéologie et en histoire, ça tient du loisir, ce n'est pas de la recherche scientifique brevetée". Vous voyez un peu...»
Plus encore. «On entend aussi souvent dire que la recherche en sciences humaines n'a pas besoin de beaucoup d'argent puisque nous avons déjà nos livres et nos documents, et donc qu'on n'a pas besoin d'un équipement sophistiqué. Or les choses changent. Il y a de la recherche qui se fait au sein de notre faculté nécessitant des appareils de haute technologie, que ce soit des laboratoires de recherche en muséologie virtuelle et ainsi de suite. Nous avons des équipements qui valent beaucoup d'argent.» En 2006-2007, les projets de recherche subventionnés au sein de cette faculté s'élevaient à près de cinq millions de dollars. Pour l'année en cours, la somme atteint près de 4,6 millions de dollars.
Autre chose. Les frais de déplacement des chercheurs sont considérables dans certains domaines, tient à rappeler M. De Waele. «Écoutez, en archéologie par exemple, un secteur qui est très actif chez nous, soit dit en passant -- que ce soit ici à Québec, en Islande et dans les pays scandinaves -- eh bien il faut prévoir des dépenses assez importantes pour se rendre sur les lieux. Autre exemple, quand nos chercheurs doivent se déplacer dans le Grand Nord, il faut parfois noliser des avions parce qu'il n'y a pas de services aériens sur une base régulière.»
Enfin, cette difficulté de devoir faire des pieds et des mains pour obtenir des espèces sonnantes et trébuchantes en faveur de ceux et celles qui s'activent dans le vaste monde des sciences humaines n'est pas propre au Québec. «C'est un problème, dit-il, que l'on retrouve au Canada et à l'échelle de la planète. On dirait que les sciences humaines et les sciences sociales doivent constamment justifier leur existence et leur importance dans l'évolution et le développement de la société». À bon entendeur...
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Collaborateur du Devoir
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