Vos réactions
@Mme Painchaud
D'ailleurs vous me rappelez les dégoisages du Conseil du Statut de la Femme à ce sujet. Comme si le Québec n'avait pas de problèmes autrement plus urgents a regler. Non seulement vous évacuez le fait que beaucoup de femmes portent ce voile par choix personnel, mais comme le CSF vous seriez d'avis probablement pour l'interdire dans les 'espaces civiques', pour reprendre la suave expression concoctée par tonton Foglia. C'est à dire en fait, dans toutes les professions du secteur public.
http://www.csf.gouv.qc.ca/fr/communiques/?F=affiche&id=277
Je trouve ça nul, le hijab, disgracieux, nono, pas élégant, malpratique (sauf par temps de pluie peut-être), bref ridicule. Je serais le premier à accabler de quolibets une copine qui déciderait de s'affubler de ce machin. Mais... Interdire? Au nom de la symbolique que VOUS y associez? Au nom de VOS préjugés? C'est du totalitarisme. Et pour une musulmane pieuse, c'est une invitation à rester à la maison, est-ce-donc ça que vous voulez, les femmes à la maison? Rejoignez-donc Real Women of Canada alors.
Pour quoi généraliser, pour quoi cette certitude que votre point de vue sur ce sujet c'est la vérité? À mon avis, on doit donner aux femmes musulmanes l'option de porter le voile ou pas. Si une femme ne veut pas, on doit la protéger.
Mais en fait vous vous fichez pas mal des problèmes que ce genre de mesures autoritaristes pourraient créer pour certaines musulmanes. Au fond c'est une vision colonialiste et méprisante, celle de la femme blanche éclairée et émancipée illuminant des lumières de la raison l'obscurantisme supposé des petites Fatmas... Mais peut-être ces femmes là auraient justement à vous en apprendre, sur ce qu'est véritablement le défi de l'émancipation quand tout ne vous est pas tombé cuit dans le bec?
Le bannissement proposé de cet accessoire vestimentaire ne signifie en fait que discrimination dans la sphère publique et professionnelle, sur la base des croyances religieuses, et il n'y a pas de raisons assez fortes pour le justifier, puisque cette exigence n'est de toutes façons basée que sur l'ignorance, la peur et l'incompréhension de l'autre.
