Vos réactions
PRISE 3 - Le port du voile, signe de soumission des religions monothéistes mâles.
Bien sûr que les religions sont parties de notre « patrimoine »... justement... ces religions monothéistes mâles ne sont qu'un... « patri-moine », comme dans père... Qu'en est-il du « matrimoine » ? De ce qui nous a été légué par nos mères et non pas seulement par nos « pères » ?
Le port du voile, obligé ou suggéré, est fondé sur l'hégémonie du mâle, et sa conception du monde, où, il doit à tout prix se positionner comme géniteur, comme le père de ces enfants-là, parce qu'il a un jour compris que le mâle avait à jouer un rôle dans la reproduction et que la Déesse mère n'était pas la seule à produire ce qui était considéré à l'époque comme un « miracle ». Quand les mâles ont compris ça... ils n'ont rien trouvé de mieux que de se hisser au-dessus de la femme. Ils se sont crus justifiés d'imposer par les armes de la « Parole » et par la guerre contre les cultes « païens » « matrimoniaux », un Dieu unique, tuant la « Déesse mère ». Ce jour-là, il fallait que son Dieu créé à son image puisse lui aussi faire des miracles. Il invente un Dieu unique, sans déesse. Il invente un droit de propriété sur « sa » femme, pour pouvoir prouver qu'il est le géniteur de « ses » enfants. Il invente une justification « de droit divin » à ce droit de propriété : un Dieu mâle unique, créateur « du ciel et de la terre » : Yahvé, Dieu le père ou Allah.
Le port du voile affiche l'assassinat de la « Déesse mère », la victoire du Dieu mâle contre la « Déesse mère », créatrice de l'Univers et déesse de la vie qui bat. Un voile qui a pour fonction de cacher aux autres hommes ce à quoi peut avoir accès le propriétaire de cette femme-là.
Merci madame Payette de dénoncer le fait que le voile ne soit qu'un avatar de la soumission exigée par les religions monothéistes mâles. J'ajoute, qu'une femme aurait dû co-présider une telle Commission. En attendant, à sa face même, nos deux commissaires mâles, leurs conclusions, ne sont qu'affaire de « patrimoine », d'héritage laissé par le père... par ces « sages » mâles, fine fleur de la nation. Le seul fait que les Bouchard-Taylor acceptent de co-présider une telle Commission, sans que deux femmes y soit leurs égales, les discrédite, discrédite le gouvernement qui les a nommés, et leurs « recommandations ». Au premier chef, celle concernant le voile de la soumission.
Merci madame Payette.
Luc A.
www.luc-archambault.qc.ca
