Je suis complètement d'accord avec votre analyse et avec vos propos. Aussi j'aimerais ajouter ceci: à Montréal et, dans une moindre mesure, à Gatineau, le français n'avance pas, il recule. Le Québec est une des rares sociétés dans le monde où une part très importante des immigrants qu'elle accueille s'intègrent à sa minorité linguistique. Le fait que nous soyons une province à l'intérieure du Canada (anglais) n'arrange rien mais le besoin de parler anglais au travaille ici, au Québec, est-il toujours légitimé par "l'Anglais, langue des affaires" et autre demies vérités? Si tous les Québécois "de souche" se tenaient debout, exigeaient qu'on parle leur langue dans l'organisation interne des entreprises d'ici, cessaient de s'adresser en anglais à la première occasion à quelqu'un qui semble avoir un peu de difficulté avec la langue de Molière, peut-être qu'à ce moment-là, le message envoyé aux néo-Québécois serait clair: c'est en français que ça se passe ici! Et puis, alors, nous serions peut-être un peu moins inquiets pour notre avenir.
Yves Benoit