Personne ne nie que le crucifix soit un élément hautement symbolique de l'emprise qu'ait eu l'Église catholique romaine sur la société québécoise. C'est un fait historique. Mais faut-il que l'histoire s'immobilise ? Ne pourrions-nous pas affirmer aussi que le divorce entre l'État et l'Église est aussi un fait historique (plus récent) et qui mérite tout autant d'être pleinement affirmé ? En laissant trôner le crucifix au dessus de la tête du président de l'Assemblé Nationale, non seulement on perpétue l'impression que l'Église persiste à avoir la main haute sur l'État, mais on fait deux classes de citoyens : les catholiques et les autres. Pourtant, le gouvernement se doit d'être le gouvernement de l'ensemble des québécois. Sans parti pris !