Pas d'entente avec les étudiants - L'UdeM sabre dans les activités parascolaires
Mots clés : action communautaire, activités culturelles parascolaires, Université de Montréal, Éducation, Université, Montréal, Québec (province)
L'Université de Montréal met sa menace à exécution et sabre dans les activités culturelles parascolaires et dans l'action communautaire, faute d'un accord avec les associations étudiantes pour augmenter les frais afférents.
«La planification de l'automne et l'engagement des surnuméraires se font pendant l'été. Nous sommes donc obligés de faire certaine compressions immédiatement, mais on laisse une chance à la négociation. [...] Les activités sont suspendues et on espère qu'elles pourront reprendre à l'hiver», affirme Sophie Langlois, porte-parole de l'UdeM. La direction souhaite voir ces services financés entièrement par une augmentation de la cotisation étudiante, ce qui représenterait une hausse de cotisation de 30 $, qui viendrait s'ajouter à l'augmentation de 50 $ déjà prévue en vertu des nouvelles directives de la ministre de l'Éducation. Cette compression de 350 000 $ signifie la fin des troupes de théâtre, de danse et des spectacles musicaux dans le cadre des activités parascolaires. Les cours ou ateliers qui ne nécessitent pas l'utilisation du centre d'essai (une salle d'environ 200 places), tels ceux de langue, de photo ou d'artisanat, sont pour l'instant maintenus.
Du côté de l'Action humanitaire et communautaire, on devrait préserver la campagne des paniers de Noël et la levée de fonds de Centraide. Ainsi, on mettrait fin aux services d'écoute active, de prévention du suicide, de jumelage linguistique, ou encore à l'organisation de semaines thématiques (interculturelle, prévention de la violence dans les relations hommes-femmes, prévention du harcèlement, etc.) ainsi qu'à la tenue d'un bazar où les étudiants pouvaient se procurer des livres, des vêtements et des fournitures scolaires.
La décision a fait bondir la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), qui refuse d'en porter l'odieux. «L'augmentation déjà prévue est suffisante pour assurer la survie des deux services. L'université a fait le choix de ne pas en faire une priorité et d'injecter plutôt cette somme dans les frais de gestion», déplore Francis Hogues, nouveau secrétaire-général de la FAECUM. Il juge que les deux services constituent des «activités essentielles» et entend poursuivre les négociations avec la direction dans l'espoir de relancer les activités parascolaires. La FAECUM éprouve cependant un malaise à l'idée que les étudiants en assument seuls le coût par des hausses de frais afférents supplémentaires.
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