Vos réactions
Michaud encore tout faux
Comme à votre habitude (sauf exceptions, rares), M. André Michaud, vous avez une fois de plus tout faux.
Les Québécois n'étaient pas du tout contre l'envoi de forces en France pour la libération du pays (ainsi que de l'Europe de manière générale) face à l'invasion et l'Occupation nazie.
Les Québécois en avaient contre Mackenzie King qui a renié sa promesse de ne pas appliquer la Conscription (c'est d'ailleurs une spécialité depuis toujours, en Canada, de nier ses promesses à l'égard du Québec ; et les dernières décennies nous le rappellent en permanence). Les Québécois préféraient tout simplement que ce puisse être une décision personnelle, individuelle. Voilà tout. Après tout, un Québécois allant se battre sous les couleurs de l'Union Jack, c'était extrêmement dur à avaler. And in english too, and only. For sure.
Et incidemment, ils furent nombreux, ces Québécois, à « s'engager » (dont plusieurs de ma propre famille, soit dit au passage). Et nombreux qui restèrent en sol français. Dessous. Le sol.
M. Michaud, comme chez beaucoup de vos amis très attachés au Canada, la vérité des faits ne tient pas longtemps la route face à vos préférences politiques. Mais disons qu'il y a des jours, ce n'est pas seulement votre jupon de jeune fille qui dépasse de votre jupe.
C'est simplement qu'il y a des jours où vous pensez qu'un jupon peut se porter comme un chapeau.
Il en est de même de votre ami Pierre-Yves Pau, tiens, qui écrivait aujourd'hui même sur l'un des forums du Devoir, que le général De Gaulle se planquait à Londres. Loin du feu ennemi. La bêtise (ou la malhonnêteté intellectuelle, c'est selon) n'a décidément pas de fond.
Et a encore de beaux jours devant elles.
Bref, à voir l'argumentaire que les Québécois (???) de religion canadienne - il est vrai que selon M. Claude Archambault, un autre ami à vous, nous ne sommes que des French Canadians, et surtout pas des Québécois ! - opposent aux Québécois qui carburent à la dignité et à la liberté nationale, j'incline à penser que l'Indépendance n'est pas si éloignée que l'on pourrait le croire à vue de nez.
Parce que face à tant de faiblesse - rédhibitoire, permanente, systématique - le camp adverse n'a même plus à se battre pour s'assurer de la victoire.
Le temps joue pour « Nous ». Cela est certain. Car pour ce qui est de vous tirer dans les jambes, vous êtes (presque) tous des as.
Me Michel Lebel compris.
Que dis-je ???
Il est même aux premières loges.
