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Le présent à la lumière de l'histoire

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Ghislain Vachon
Envoyé Le mardi 20 mai 2008 17:00



Petit commentaire aux intervenants qui d'une part sont fiers que leur peuple se soit «aplatventri» il y a «28» (en passant bien qu'on le devine, il serait bon d'ajouter «ans»). Moi et mes ancêtres étions canadiens jusqu'au moment où partout ailleurs au Canada, les envahisseurs anglais ont délaissé le vocable «anglais» pour nous voler notre nom (qui jusque là était surtout employé à des fins de dénigrement) et ont commencé à nous désigner comme «French-Canadian» (en grande partie pour nous inférioriser). Jusque là ça pouvait toujours passer car je me sentais fier d'être Canadien et en plus de parler français dans un pays peuplé de «morons» unilingues anglais qui tentaient de s'inventer une culture les différenciant du voisin étatsunien. Après la «cross» de 1982 et celle de Meech, après Bélanger-Campeau et le Rapport Allaire, après Charlottetown et surtout après le vol référendaire de 1995, il m'est devenu à jamais impossible de me réclamer d'un pays où les maîtres anglicisants leur inférieur. Donc, le Québec n'ayant jamais signé la Constitution canadienne, j'affirme que nous ne sommes pas canadiens (à moins d'être des traîtres à notre propre histoire, ce que beaucoups sont de toute évidence).

Pour ce qui est du sort réservé aux premiers occupants, je ferai simplement remarquer que ceux qui les ont parqués dans des réserves ont les mêmes racines que ceux qui ont fait pareil aux É-U, en N.-Zélande et en Australie et qui ont tolérés le régime sud-africain. Je ferai remarqué aussi que les relations entre néo-français et autochtone étaient sacrement mieux que celles qui ont découlées de l'invasion britannique. La grande paix de 1701 en est exemple parmi d'autres. Ceci étant dit, j'oubliais que pour beaucoup, l'histoire du Canada est une ligne sereine et ininterrompue débutant avec la fondation de Québec, d'abord peuplé de sauvages que sont venus finalement civiliser les bons anglais.

Et c'est pour dire, sur chaque auto qui roule au Québec on peut lire: «Je me souvient», il doit certainement s'agir d'une pointe d'ironie.

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