Vos réactions
Le pathétisme invétéré de Me Michel Lebel
Juste ce samedi 17 mai, par exemple, vous vous êtes empressé, avant même le lever du soleil, et comme il est de votre habitude lorsqu'un éditorialiste ou un chroniqueur ne semble pas appuyer votre promotion à tous crins du splendide statu quo ante typicaly canadian, de jeter l'anathème ex cathedra sur tout ce qui bouge.
Et c'est ainsi qu'en quelques minutes à peine Christian Rioux s'est fait reprocher d'écrire du « vent » (www.ledevoir.com/2008/05/17/190143.html), Michel David s'est fait dire qu'il n'était qu'un pauvre petit monsieur « simpliste » (www.ledevoir.com/2008/05/17/190088.html), alors que le directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, s'est fait opposer une « idéologie qui se meurt » (http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190096.html). Comme si la volonté de liberté d'un peuple relevait d'une « idéologie ». À l'instar du communisme ! J'en tombe de ma chaise. Une idéologie !!! Vous avez bien lu. Or pas même l'un de vos étudiants de première année, naguère, n'aurait osé écrire une bêtise pareille. Ça relève de la « pensée » politique d'un enfant de sept ans un propos pareil.
« La liberté est passée de mode. Tant pis !
Revenez dans un siècle ou deux ! »
Je suis un prof de droit, moi... Alors l'Évangile selon saint Stéphane, je connais, quoi. Non mais, on rêve, là...
M. Lebel, si votre sens des faits ainsi que vos interprétations quasi constamment fallacieuses (où la vérité ne pèse jamais très lourd en regard à vos préférences idéologiques) se profilaient de même manière des années durant dans une salle de cours, le doyen de la Faculté concernée a dû exhaler un immense « Enfin ! » quand l'heure de votre retraite a sonné.
Mais quel gâchis tout de même ! avec ces centaines, voire ces milliers d'étudiants qui vous auront fait confiance. Et qui auront eu à travailler ferme, ensuite, pour désapprendre - et se libérer de - ces propos grossiers qu'ils auront longtemps considérés comme relevant de la « science juridique ». C'est plus qu'un gâchis. C'est dramatique. Sinon criminelle.
En un mot, vous nagez en permanence dans le sophisme où votre unique préoccupation réside dans la discrédit de tout discours qui ne correspond pas à vos idées politiques. Vous ne prenez pas en compte les « faits », M. Lebel, et ne vous pratiquez jamais l'« analyse » des contenus. Vous vous contentez systématiquement de prendre dans l'assiette ce qui vous convient, et ensuite vous présentez vos "graines d'oiseau" pour le menu entier.
M. l'ex-professeur de droit, vous avec parfaitement le droit, à titre de citoyen (et c'est très bien ainsi), d'écrire n'importe quoi pour justifier vos préjugés et vos préférences quant à la situation politique du Québec. Ce qui est dégoûtant, en revanche, c'est que vous ayez le culot d'étaler vos tissus d'âneries sous couvert de compétence légale et juridique.
Manifestement, vous êtes tout le contraire de l'intellectuel que votre formation et votre profession pourrait laisser entendre : vous êtes un marchand de tapis au service de la sujétion perpétuelle du Québec dans une contexte canadien où il est perdant de tous côtés.
Aussi j'imagine aisément qu'une conversation avec votre collègue Patrice Garant, au profil qui ressemble au vôtre à s'y méprendre (www.ledevoir.com/2008/02/22/commentaires/0802241505178.html), soit de celles où l'expression « confort » intellectuel prend tout son sens.
En clair, M. Michel Lebel, vous êtes d'une malhonnêteté intellectuelle peu commune. Et pour tout dire, même Gabriel Racle Pierre-Yves Pau ont l'air intelligent à côté de vous. C'est dire.
Mais ce qui me fait mal par-dessus tout, monsieur, ce ne sont pas vos idées. Après tout, les Alain Dubuc, les Lysiane Gagnon et les André Pratte de ce monde ont à peu près les mêmes. Ça ne rend pas celles-ci plus intelligentes ou éclairées, certes. Mais au royaume des aveugles, après tout... Non. Pas vos idées - aussi courtes, tronquées et fumeuses qu'elles fussent. Ce qui me blesse profondément, M. Lebel, c'est que la collectivité québécoise, à même les taxes et les impôts des citoyens, vous ait versé un salaire fort conséquent des décennies durant pour endoctriner des cohortes d'étudiants qui tout spontanément faisaient confiance (tout comme d'ailleurs la société et l'Université qui vous employaient) à vos compétences et à... votre intégrité intellectuelle. Vocable qui très visiblement ne résonne rien du tout à votre entendement.
Et maintenant, nanti d'une retraite en or qui dépasse largement les émoluments du travailleur moyen qui, lui, continue à trimer chaque jour (et qui n'a pas le temps de passer toutes ses journées devant son écran cathodique à écraser au quart de tour toute velléité de dignité au sein de la nation québécoise), vous continuez à vivre aux dépens de la société qui vous a fait vivre. N'appelle-t-on pas ce type d'individu un parasite ? Non pas qu'un « retraité » ne mérite pas pension. Quel qu'il soit. Mais entre nous, doit-on au surplus payer un homme pour « services rendus » à l'endoctrinement, au travestissement du réel comme seconde nature et au travail idéologique dans ce qu'il peut exprimer de plus primaire ?
Il me semble qu'il y a des limites à récompenser la bêtise. Non ?
Mais ça ne vous est pas encore suffisant, cette vie de parvenu aux frais de la princesse québécoise. Il vous faut aussi, encore et encore, tel un enfant de trois ans qui ne maîtrise pas les codes de la propreté, en mettre partout. Sans jamais désarmer.
Il faut bien admettre que la dame qui vous a qualifié de « pisse-vinaigre » il y a quelques mois, dans un texte qui ne manque pas de justesse (http://www.ledevoir.com/2007/09/28/commentaires/0709280903511.html), elle est tombée parfaitement dans le mille.
Je veux dire : en plein centre de l'un des trois zéro du nombre. Car il faut bien le dire, Maître, vous en valez trois à vous tout seul.
