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Une tolérance neutre mais très XXIe siècle
Expliquons alors les cours d'ECR par notre époque. Les monothéismes ont décidé de se tolérer à notre époque, là où ils le peuvent. Et pourquoi pas les hindous et les bouddhistes.
Mais les athées, ça, ça reste délicat. Un fonctionnaire de l'éducation disait récemment à un journaliste que le mot «athée» a une connotation négative et voilà pourquoi il ne se trouve pas dans le programme. Ainsi toutes les religions sont conciliables avec la laïcité «ouverte» mais pas l'athéisme.
Lorsque notre ami Georges Leroux dit que les enseignants doivent se tenir «à bonne distance autant de la croyance que de l'incroyance», que signifie le mot incroyance dans sa phrase? Georges Leroux dit un peu plus loin «position séculière»: la connotation est positive. Mais comment dit-on: «qui ne croit en aucun dieu»? Cela est-il toléré aujourd'hui? Les enfants devraient-ils en entendre parler pour pouvoir reconnaître cette possibilité? Cela ramollirait-il chez eux le risque de positions rigides et de préjugés à l'égard des athées et de «l'intégrisme laïque»?
