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Indépendance du Québec ou projet de société
La fin de son éditorial est typique de la mentalité des indépendantistes suite à l'échec du premier référendum... il y a 28 ans! Plutôt que de remettre en question la valeur du projet indépendantiste, Bernard Descôteaux suggère aux fédéralistes de proposer un projet capable de mobiliser la majorité des Québécois. Comme si la responsabilité d'une telle définition incombait davantage aux fédéralistes qu'aux indépendantistes!
Or si l'indépendance du Québec a été rejetée par les Québécois c'est que ni sa pertinence ni sa nécessité n'ont été établies pour réaliser un «projet de société» encore indéfini. C'est d'abord ce projet qu'il faudrait définir pour évaluer ensuite si sa réalisation aurait plus de chance d'aboutir dans un Québec indépendant qu'au sein du Canada.
La difficulté à définir un tel projet mobilisateur est la véritable cause du blocage politique, au Québec et ailleurs. Écouter le chant des sirènes capitalistes fait plus partie du problème que de la solution.
M.Descôteaux mentionne une motivation anxieuse et donc négative qui animerait les souverainistes dans leur projet qui ne convainc pas: assurer la pérennité de leur langue et de leur culture. Il faut lui répondre que la modification de la structure politique du Québec n'assurerait pas cette pérennité. La seule façon d'y arriver passe par une fécondité suffisante des Québécois(es). L'État fédéral ne contraint aucunement cette fécondité. Le problème est ailleurs.
