Bien que généralement d'accord avec tout ce qu'écrit M. Michel Lebel dans ses courriels, je voudrais le corriger ici sur la question des idéologies. Le souverainisme selon mes connaissances n'est pas une idéologie, mais une option politique pour ceux qui croient que leur peuple n'a pas les libertés politiques nécessaires à son épanouissement dans l'État dans lequel ils vivent et qui veulent s'en séparer pour en former un nouveau. Voilà pourquoi, pour pouvoir les identifier correctement, il faudrait qualifier de séparatistes les partisans de cette option. Le nationalisme lui est une idéologie. C'est par définition une doctrine, donc une conception l'esprit, qui s'appuie sur l'idée que les individus sont en premier lieu membres d'une communauté d'appartenance (la nation ou la race ) dont les origines, l'histoire, les traditions et la culture sont les éléments nécessaires à la cohésion sociale et politique. Évidemment, il arrivera que dans certaines situations, ceux-ci sentent le besoin de se doter d'un État qui aura le statut d'unitaire, mais pas nécessairement. Par exemple on peut se considérer nationaliste et croire que le régime fédéral dans un contexte politique donné offre plus de moyens pour assurer la protection de son héritage culturel. Cette distinction mériterait d'être plus longuement élaborée et l'on découvrirait ce faisant, que ces choses sont plus complexes. Evidemment! Mais laisser entendre que le souverainisme québécois est une idéologie semblable au communisme et qu'il allait disparaître de la même manière me paraissait un argument plutôt faible. M. Lebel sait faire mieux. Claude Poulin Québec/Sillery