Le petit Georges à une tête bien faite comme disait Voltaire mais lui faire une place au Panthéon des meilleurs ressemble comme formule plus à du sport qu'à la pensée, dans la mesure ou un contradicteur du petit Georges est parfois plus fort que lui. Il en est ainsi du monde des idées. Vos échanges Robitaille-Leroux sur la Base Locke sont excellentes à mon point de vue. J'imagine que le (grand) Charles Taylor admirable pour vous ne vous laissent pas indifférents. Une des questions qu'il se pose en dehors du bien fondé de ce programme, c'est justement la compétence. Une religion au plan historique, rituel, symbolique, métaphysique semble présentée dans une alternative culturaliste et analogique parmi les autres. Le problème c'est la compétence de l'enseignant lorsqu'il doit sortir du manuel, du programme, du prédigéré technique des sciences éducatives. Les trois religions abrahamiques s'installent dans l'histoire de l'humanité à des périodes successives et éloignées, puis elles se croisent, s'assimilent, font la guerre se pillent des prophètes, des idées, des textes, elles sont associées aux politiques d'État, aux monarchies, se laîcisent et ainsi de suite. Comment un enseignant pourra-t-il mesurer l'impact d'une religion, ses fondements et son idéologie politique etc. Bref, la compétence, je n'y crois pas car elle n'existe même pas au niveau universitaire. Voyez Régis Debray qui fait des religions son cheval de bataille, son objet philosophique par excellence et qui répand l'inanité et l'ignorance d'un livre à l'autre. Imaginez un petit cul qui sort de l'Université et qui joue au perroquet avec un programme surgelé issu d'une bureaucratie un peu simplette. La prochaine étape sera, nous remplaçons les cours de religion par des cours de sexualité. En résumé, le programme prendra le chemin de la mode et de la vulgarité. Le monde de l'éducation est devenu vulgaire, populiste et creux. Renaud Jules Deschênes