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D'ici 50 ans, la francophonie canadienne aura disparu puisque les Québécois auront décidé de ne pas se battre

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Michel Simard
Envoyé Le samedi 17 mai 2008 07:00



Lorsque le projet d'un État pour la nation francophone d'Amérique du Nord aura disparu, c'est l'existence même de la nation québécoise (ou appelez-la canadienne-française, francophone, canadienne, nouvelle-française, ou n'importe quoi) qui tiendra par un bout de fil. Ce n'est pas de la vanité que de prétendre s'occuper soi-même de ses affaires, comme le font les Irlandais, les Islandais, les Slovènes ou les Malaisiens.

De fait, ce n'est pas seulement la souveraineté du Québec qui est en difficulté de mobilisation, c,est aussi le renouvellement du fédéralisme, le développement du Québec peu importe la forme. Les Québécois ont décié qu'ils appuyaient le statu quo, le sur-place et l'immobilisme. Pendant que le reste de la planète (sauf les Américains et leur super-héros Bush) tourne à la vitesse grand V, nous sommes collectivement tout simplement des incapables et nous avons tout bonnement abdiqué notre droit d'exister. Mais peut-on s'attendre à plus d'un peuple qui ne veut pas en être un et qui est incapable de choses aussi simples que d'organiser des festivités du 400e anniversaire de je-ne-sais-quoi ou encore avoir des chaussées carossables. Pourquoi les Québécois ont-ils tant horreur de leur mal-aimé Stade Olympique ? Parce qu'il leur rappelle qu'ils sont des incapables. En ce sens, cette oeuvre d'art est parfaite sur les points esthétique et sémantique.

Excusez-moi d'être si pessimiste mais je crois que d'ici 5 ans, si rien n'est fait, ce sera le point de non retour. Après tout, le Manitoba français est disparu en l'espace de vingt ans. Mais l'histoire, les Québécois ne connaissent pas ça; ce ne sont que des noms de ponts et de stations de métro après tout.

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