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Si le Québec veut survivre, il n'a pas le droit d'être con
Je peux bien dire que Régine Robin, David Homel et Wajdi Mouawad sont des auteurs québécois, mais il n'est pas sûr que l'étiquette leur convienne à eux. C'est toute la difficulté des appellations nationales: est-ce la langue/la religion ou le territoire qui définit la spécificité d'une culture?
Pour répondre à monsieur Noël, des Juifs québécois il en a des tonnes (Julie Snyder, Sonia Benezra, ça vous dit quelque chose?) mais comme la plupart parlent français, qu'ils sont subtils et discrets, on ne les remarque pas. Quant aux Juifs surtout Ashkénazes qui sont là depuis des lustres et qui parlent anglais, c'est vrai qu'il existe des têtes de Turc à la Mordecai Richler, mais comment voudriez-vous qu'ils aient envie d'être québécois, si la culture québécoise se réduit à du folklore, Ginette Reno, les gâteaux Vachon et Michel Louvain, et à des raisonnements aussi ineptes? Comme le disait Catherine Mavrikakis, une vraie québécoise celle-là, pourrait-on rêver à autre chose qu'à un pays où tout le monde aurait le droit d'être con?
Pour que l'école publique soit le chantier de l'identité québécoise, il faudrait qu'elle soit ambitieuse, exigeante et puis surtout, il faudrait cesser d'envoyer nos enfants à l'école privée dans une logique de clientélisme, et travailler à améliorer sa qualité. Si le Québec veut survivre, il faudrait qu'il se magne un peu son gros derrière.
