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Tactique inchangée

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Gabriel RACLE
Envoyé Le vendredi 16 mai 2008 07:00



La tactique du président Bush est bien connue. Lorsque cela va mal, il fait appel au terrorisme pour rallier derrière lui les Étatsuniens. Cette tactique a marché lorsqu'il a décidé d'envahir l'Irak, mais les arguments qu'il a avancés pour le faire ayant perdu leur crédibilité face à la réalité, il a lui-même perdu sa propre crédibilité

Entre temps, entre l'invasion irakienne et l'atteinte de la cote de popularité la plus basse jamais obtenue par un président des États-Unis, Bush a tenté de galvaniser la population à plusieurs reprises, par des menaces d'attaques auxquelles personnes n'a plus accordé d'importance, par des discours enflammés qui ne sont que la répétition d'une rhétoriques surannée.

Or, voilà que Barack Obama constitue une nouvelle menace pour le parti républicain, en ayant toutes les chances de l'emporter comme candidat démocrate, et de battre ensuite le candidat républicain John McCain, un va-t-en guerre qui risque de ne pas susciter l'enthousiasme de nombre d'électeurs étatsunien. Donc, Bush reprend sa vieille et pourtant éculée tactique en attaquant de manière à peine voilée le candidat Obama. Bien évidemment, on ne saurait attendre autre chose de la part de G.W. Bush, qui n'hésite pas à ressortir sans cesse les mêmes arguments usées jusqu'à la corde. Peu lui chaut!

Mais indirectement, il donne un bon coup de pouce à Barack Obama. En effet, s'il s'en prend à lui contrairement à toutes les règles établies et qui plus est, de l'étranger, c'est qu'il perçoit en ce candidat plus qu'un simple candidat, mais son éventuel successeur. Attaquer Obama, c'est reconnaître tout le poids qu'il représente désormais dans la vie politique étatsunienne. Finalement, c'est un bel hommage. M. Obama a raison de protester contre cette attaque inconvenante, faiet à distance comme si Bush craignait un affrontement direct sur le terrain. Mais dans le fond, il peut se réjouir de devenir la cible du président en exercice. Il est « dangereux » pour la succession républicaine de Bush. Une bonne nouvelle en somme.

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