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DÉPENSES MILITAIRES

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Simon Garneau
Envoyé Le jeudi 15 mai 2008 09:00



Le gouvernement Harper annonce des investissements en équipements militaires de 96 milliards.
Cette somme représente cent vingt (120) fois le métro de Laval, plus de soixante (60) stades olympiques. Pour faire quoi? Pour combattre qui? Et plus important, est-ce la bonne solution?
À part les redondances patriotardes à la George W. Bush, on tombe rapidement dans les prétextes fumeux.
« Nous voulons combattre le terrorisme, affirment-ils... »
Le terrorisme est un moyen d'action pour atteindre un objectif. On ne peut pas combattre un moyen, mais on peut combattre ceux qui l'utilisent. On doit donc déterminer si l'achat d'avions, de véhicules et de bateaux sera efficace pour parvenir à cet objectif. En septembre 2001, les Américains ne manquaient pas d'équipements militaires et on a vu le résultat. Comme bien d'autres avant eux, nos généraux veulent refaire les guerres du passé avec le matériel et les tactiques du passé.
« Nous voulons combattre les taliban en Afghanistan... »
Le mouvement taliban est une idéologie fondamentaliste musulmane qui est apparue en Afghanistan en octobre 1994. Quelle menace représentent-ils pour la population canadienne? Si on veut les combattre, de combien de temps et d'argent pense-t-on avoir besoin? La population est-elle prête à se lancer dans une longue et très coûteuse campagne militaire, aux résultats incertains? L'utilisation d'équipements militaires est-elle le meilleur moyen? N'a-t-on pas d'autres besoins plus prioritaires à satisfaire?
«La souveraineté du Canada n'a pas de prix...»
Surprenant de la part de gens qui affirmaient récemment que la souveraineté, était une notion dépassée et qui sont maintenant prêts à nous soumettre aux politiques militaristes américaines.
Aucune politique de défense n'a été discutée et adoptée. Le gouvernement voudrait moderniser les équipements de l'armée sans déterminer comment et à quoi vont-ils servir. C'est comme une personne qui voudrait acheter un camion, sans savoir ce qu'il aura à transporter. À Ottawa, y a t'il tant d'argent que cela à gaspiller?
En fait, les seuls qui profiteront grassement de ces dépenses militaires sont les fabricants et les marchands d'armes, qui salivent déjà devant les plantureux contrats à venir. Aux autres, il ne restera que les taxes et les impôts à payer.
Avant d'engager ces dépenses, le gouvernement Harper devrait exposer les problèmes clairement, expliquer comment l'achat de ces équipements résoudra ces problèmes et quelles sont les alternatives qui ont été envisagées. Comme d'autres avant lui, il préfère plutôt s'engager dans une campagne de propagande.
Simon Garneau

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