Mots clés : Les Presses chinoises, Falun Gong, Justice, Religion, Chine (République populaire) (Pays), Québec (province)
Des membres montréalais du Falun Gong ont été déboutés en Cour d'appel dans une poursuite en diffamation intentée contre Les Presses chinoises, son éditeur Crescent Chau et une dame du nom de Bing He qui avait fait paraître à ses frais une publicité critiquant vigoureusement le mouvement religieux dans les pages du périodique.
À l'origine, 232 membres du Falun Gong avaient intenté ce recours, mais 214 d'entre eux se sont désistés après avoir essuyé un premier revers en Cour supérieure. La publicité en litige assimilait le Falun Gong à une organisation terroriste et reprochait à son leader, Li Hong Zhi, de pousser ses adeptes au suicide et de se livrer à des actes de bestialité. Aucun des requérants n'était mentionné dans la publicité. Quant à Li Hong Zhi, il ne faisait pas partie de la longue liste de plaignants. Dans une affaire de diffamation, les plaignants doivent prouver qu'ils ont subi directement un préjudice réel et sérieux, réaffirme la Cour d'appel dans cette décision. En d'autres mots, les discussions violentes et passionnées au sujet d'une corporation, d'un mouvement religieux ou d'une association ne constituent pas un propos diffamatoire. S'il avait fallu donner raison aux adeptes du Falun Gong, explique la Cour d'appel, des dizaines de milliers d'autres membres du mouvement dans le monde aurait pu poursuivre Crescent Chau et Bing He.