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Journalisme d'endoctrinement!

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 14 mai 2008 12:00



Vos chroniques, entre autres et en particulier celle de ce jour, versent dans la désinformation, puisque vous nagez dans les eaux troubles de la partisanerie journalistique visiblement commanditée. Vous et nombre de vos collègues scribes en êtes rendus à former une jungle du pouvoir parallèle, une opposition destroy systématique, sans avoir à passer aux tamis et filtres de l'électorat. Je ne vous en tiens pas rigueur et je perdrais mon temps à vous en faire grief, puisque « l'autre Pierre Falardeau», votre consoeur et plumologue Lise Payette, le fait beaucoup plus outrageusement et insidieusement que vous n'avez osé le faire, jusqu'à ce jour. Vous n'êtes pas sans avoir remarqué, non plus, que votre collègue Bernard Descôteaux, monsieur Vigile, a pris grand soin de cadenasser sa chronique de ce mercredi 14 mai 2008, intitulée «Sur la corde raide»; chronique qui se veut une grosse accolade à Madame Marois, une tape dans le dos du minoritaire inoffensif et une botte au «Q» de l'ADQ qu'il méprise de toutes ses mèches. Du véritable journalisme de caserne et feuilleton de poudrière.

Que vous aimiez haïr Stephen Harper ou du moins que vous sembliez y prendre un certain plaisir, ce sont, «amours - haines - et plaisirs», votre lot et votre confession (religion). Et, vous n'êtes surtout pas la seule. Mais, que vous profitiez de votre «statut particulier» pour tenter de diffuser des contenus qui s'apparentent à des procès d'intention, à des procès sommaires d'une gratuité qui frôle la diffamation et soulève l'ire des critiques, c'est abusif et corrosif. Vous et vos semblables soulevez effectivement l'ire des critiques qui n'écrasent pas les bornes de l'objectivité et de l'impartialité, si féroces soient leurs critiques dont l'objectif est d'informer et d'amener les lecteurs ou les spectateurs à réfléchir, à réviser les fondements de leurs opinions, à s'interroger et à interroger leurs gouvernants, c'est à dire ceux et celles qui croient pouvoir écrire notre histoire à notre place. C'est donc aux frais de votre crédibilité que vous faites ce que vous ne me semblez pas avoir les moyens de faire. À ce chapitre, vous et vos semblables êtes les seuls à devoir dormir avec votre conscience et il est discrètement et encore silencieusement grandissant, le nombre de ceux qui jamais je ne voudront partager l'oreiller de vos idées reçues et de vos préjugés propagateurs.

Mais, là ne s'arrêtent pas les flux de votre outrecuidance. Sans frapper, vous défoncez très grossièrement la porte de la chambre à coucher de Maxime Bernier. Voilà un comportement de grossière et de révoltante indécence. «En passant», cet «En passant» dont vous précédez si laconiquement votre dernier paragraphe, de quoi vous mêlez-vous? Comment pouvez-vous vous abaisser au point de rejoindre «bec sec» Dion et «langue sale» Duceppe? À quelles bondieuseries jouez-vous, en feignant ignorer le Bill Omnibus? Avec un tel excès de voyeurisme, n'êtes-vous pas à la veille de réclamer que les bobettes de Madame Couillard soient passées sous les loupes vérificatrices de Sheila Fraser ou sous les manipulatrices observations des robots de la GRC? Je ne me souviens pas vous avoir lue, au sujet des cigares juteux que suçotait l'interplanétaire Bill Clinton ou au sujet de qui se trouvait en compagnie de Boisclair, alors qu'il se poudrait le nez.

La critique est une activité de l'esprit et cette activité spécifique est résolument associée au processus de la rationalité, au regard des divers parcours de l'activité humaine. Critiquer est un art et une science. En cette matière, vous me semblez suivre la mouvance d'une certaine émergence journalistique qui se voue à l'influence programmée et à d'endoctrinement orchestré, ces influx et reflux des sondeurs, entre autres, ces fabricants des imaginaires et des fabulations qui tiennent lieux de fonds de scènes et de trompe-l'oeil, auxquels les tacticiens et praticiens improvisateurs des théâtres de marionnettes, commandités par les médias, ont recours.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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