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La vision canadienne change, mais le contexte aussi

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Eric Deguire
Envoyé Le mercredi 14 mai 2008 01:00



La politique de défense véhiculée par les conservateurs de Stephen Harper marque évidemment une rupture dans la diplomatie canadienne depuis qu'elle a été conceptualisée par Lester B. Pearson. L'engagement de combat à Kandahar parle pour lui-même. Mais le fait que ce sont les libéraux qu'ils l'ont initié et qui ont appuyé sa prolongation jusqu'en 2011 montre peut-être un changement de philosophie pour le Canada entier. Il reste à savoir si l'appui qu'a accordé Stéphane Dion n'était que pour éviter une campagne électorale.

L'annonce du Premier ministre quant à ces dépenses militaires est plutôt symbolique à court terme. Ces dépenses s'étalent sur vingt ans et ne se réaliseront certainement pas toutes. Les baisses de taxes et impôts octroyées par le gouvernement ainsi que l'augmentation des dépenses militaire montrent la vraie idéologie politique de M. Harper. En effet, le Premier ministre serait selon moi, à la base, un libertaire qui croit à un fort désengagement de l'État. Les glissements de pouvoirs vers les provinces et l'augmentation des transferts fédéraux correspondent parfaitement à ses valeurs et ont séduit le Québec d'ailleurs.

Mais concrètement au niveau de la défense, ce sera le long terme qui déterminera l'impact de ce virage pour le Canada entier. Dernièrement, l'enjeu de la souveraineté dans l'Arctique deviendra crucial dans les années à venir avec les changements des besoins énergétiques. Et je crois que libéraux comme conservateurs défendront cette souveraineté dans l'Arctique dans les intérêts du Canada.

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