Saison 2008-09 de la Maison Théâtre - Grand cru en vue

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Michel Bélair
Édition du mercredi 14 mai 2008

Mots clés : Maison Théâtre, Théâtre, Culture, Montréal, Québec (province)

Alain Grégoire et les 25 compagnies membres de la Maison Théâtre célébraient déjà, hier en fin d'après-midi, le 25e anniversaire de l'institution en dévoilant devant la presse une saison riche d'une douzaine de spectacles. Première bonne nouvelle: plus de la moitié des productions proposées (7 sur 12, en fait) sont des créations. Et la seconde: on pourra revoir, rue Ontario, trois des spectacles les plus courus des dernières années. Grand cru en perspective.

Notons d'abord que les trois grands succès des dernières années seront présentés avant Noël: Salvador de Suzanne Lebeau, dans la production du Carrousel, amorcera la saison dès la fin septembre, Lettres d'amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern, par l'Artifice de Dijon, sera là en novembre et Le Bain de Jasmine Dubé, produit par Bouches décousues, fera le pont durant le temps des Fêtes. Au beau milieu de tout cela, deux créations, l'une d'ici, l'autre d'ailleurs. Mi-octobre d'abord, le Teatro Gioco Vita d'Italie, un habitué de la Maison, propose Pépé e Stella de Barbaro Lindgren aux enfants âgés de 3 à 7 ans. Puis, mi-novembre, la compagnie autochtone Ondinook s'amènera pour la première fois rue Ontario avec un spectacle s'adressant aux ados dès 14 ans, Contes d'un Indien urbain de Darrell Dennis. Catherine Joncas signe la mise en scène et Olivier Choinière, la traduction.

Abracadabri, abracadabra: nous sommes en janvier et dehors il fait froid... Ce n'est sans doute pas ce qui explique que 5 des 7 spectacles à venir sont des créations, mais ça permet du moins de le souligner. Oz-Théâtre enchanté, de la compagnie Vox Théâtre d'Ottawa, qui raconte avec deux comédiens l'histoire que l'on sait, se pointe d'abord en janvier. Puis, en février, la toute récente création de Jean-Rock Gaudreault, La Migration des oiseaux invisibles (pour les 8 à 12 ans), mise en scène par Jacinthe Potvin, sera suivie de etiEn, l'un des meilleurs textes pour ados de Sarto Gendron (qui vient de quitter le Bluff), monté par Michel Bérubé. Mars ramènera une reprise, le très drôle Aaatchoum! du Théâtre de l'Aubergine (pour les 6 à 12 ans), et une création, Une histoire pour Édouard de Lise Vaillancourt, mise en scène par Hélène Blanchard des Confettis (pour les 7 à 11 ans). Le printemps verra le retour très attendu de la grande Agnès Limbos avec La Cigogne et le coucou puis la création de La Robe de ma mère, le plus récent texte de Serge Marois, qui sera mis en scène par Sylviane Fortuny. Ces deux spectacles visent les enfants de 4 à 8 ans. Un popsicle avec ça?


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