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Semer volontairement la contreverse

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Charles Laflamme
Envoyé Le mardi 13 mai 2008 14:00



Lorsque les planificateurs du nouvel hopital ont décidé de réaffecter le terrain légué par L.-J. Papineau, ils s'assuraient volontairement de créer la contreverse. Ils provoquaient ceux qui sont attachés à l'histoire du Québec, pour ne pas dire les militants francophones afin qu'ils réagissent et paraissent comme des empêcheurs de tourner en rond.

Il y a beaucoup ce situations conflictuelles initiées par ce gouvernement impliquant la vie et l'histoire de la francophonie à Montréal ne trouvez-vous pas?

L'expropriation d'un patrimoine historique du carré Viger et de la statue de Chénier.

Le dernier hopital Francophone de l'ouest de Montréal.

Toute la polémique sur les cachettes de l'Office de la Langue Française face à la détoriation du français comme langue de travail. La réaction qui en découle pointe les immigrants qui se sentent attaqués par les francophones quant à leurs tendance opportuniste à vouloir étudier et travailler en anglais. En conséquence, ils se regroupent derrière le parti libéral et et se cantonnent dans leur position fédéraliste. Les anglophones qui votaient pour l'ADQ ou par Idéologie pour un autre parti voient leurs gains juridiques menacés par l'émergence d'une nouvelle montée aux baricades de groupes de défense des droits et de la survie du français au Québec. Ils priorisent eux aussi le Parti Libéral, l'ADQ ne pouvant se prononcer sans perdre des plumes d'une façon ou d'une autre en raison de la diversité de son fragile électorat.

On peut penser aussi à tous les irritants entourant les fêtes du 400ieme de Québec.

En même temps, toute cette zizannie occupe complètement les militants politiques et permet aux médias de saturer leur grille d'information.

Or, entre deux votes de confiance à l'Assemblée Nationale le premier ministre Charest peut faire ce qu'il veut par décret ministériel. Il a pu donc, grâce à cet écran de fumée, en toute tranquilité:

-Faire des prêts sans intérêt pour 30 ans à Alcan et Alcoa ce qui laissera deux milliards de dette au Québec.

-Prolonger de trente ans l'emprise d'Alcan sur un bassin hydrographique alors que la production d'électricité à ce moment vaudra son pesant d'or.

-Céder des droits pétroliers sur l'ile Anticostie à l'entreprise privée.

-Établir un Partenariat Public Privé pour le prolongement de l'autoroute 25 tout en refusant à l'Assemblée Nationale le droit de connaître les engagements financiers du Québec dans cette entente. Or, on sait que ces partenariats garantissent des profits aux entreprises alors que les gouvernements absorbent les imprévus ou les manques à gagner consécutifs à une utilisation moindre des services. (lire "L'Or Bleu" un incontournable)

-La cession de gros contrats à l'entreprise privée pour de l'électricité à partir d'éoliennes alors qu'Hydro-Québec aurait pu les gérer elle-même en gardant les profits pour l'administration du Québec.

Les exemples ci-haut mentionnés on la particularité de ne pas influer sur le budjet actuel de Québec alors qu'ils lui lient les mains pour le futur avec la perte d'intérêt et de rapport de force pour nous.

À cela on peut ajouter la concrétisation du projet RABASKA qu'on a traité comme une affaire municipale alors que son implantation à Lévis implique le point géopolitique le plus important du Québec quant à sa voie de communication. S'en suivra par après le contrôle de la navigation par les USA et la militarisation éventuelle du territoire pour protéger l'alimentation des clients en énergie.

Et l'Institut Économique de Montréal recommande de vendre Hydro-Québec...

Ne nous contentons pas seulement de combattre les feux qu'ils allument. Soyons conscient des raisons pour lesquelles ils nous provoquent. Ayons la vigilence de défendre nos propriétés et nos droits sur notre territoire car cela est irréversible.

Charles Laflamme



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