De nouvelles accusations seraient déposées contre Richard Doucet

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La Presse canadienne
Édition du mardi 13 mai 2008

Mots clés : pédophilie, nouvelles accusations, Richard Doucet, Justice, États-Unis (pays), Québec (province)

Les autorités américaines ont fait savoir hier que Richard Doucet, cet enseignant de Montréal accusé de sollicitation de mineurs par Internet, pourrait faire face à de nouveaux chefs d'accusation au cours de la semaine.

La police de l'État de la Virginie a mentionné qu'elle procède à l'analyse de l'information contenue dans l'ordinateur portable de Doucet, saisi dans sa chambre d'hôtel. De son côté, la police de Montréal étudie les données informatiques saisies à sa résidence, tout en collaborant avec ses homologues américains.

Richard Doucet -- qui enseignait à Selwyn House, une prestigieuse école secondaire privée pour garçons de Westmount, dans l'ouest de l'île de Montréal -- a été arrêté à Fredericksburg, en Virginie, jeudi dernier, par un policier qui se faisait passer pour un garçon de 13 ans. L'accusé aurait organisé une rencontre avec celui qu'il croyait être un adolescent, en plus de lui envoyer de nombreuses photos pornographiques de garçons prépubères.

Quatre chefs d'accusation pèsent actuellement contre lui, soit distribution et possession de matériel pornographique juvénile, sollicitation de mineurs et attentat à la pudeur.

Vendredi dernier, sa demande de libération sous caution a été refusée. L'enseignant québécois devra se présenter à nouveau devant la justice le 9 juin.

À l'école Selwyn House, où Doucet enseignait l'anglais et les mathématiques, les parents ont eu droit à des séances d'information depuis l'annonce de l'arrestation du professeur. L'école a de plus encouragé les enseignants à discuter de l'incident avec leurs élèves.

«Si les élèves savent quelque chose, ils doivent nous le dire», a déclaré le directeur de l'école, William Mitchell.

Depuis l'arrestation de Doucet, aucun élève n'a porté plainte à son sujet. L'enseignant aurait assuré aux policiers de la Virginie qu'il n'a jamais commis de gestes illégaux envers ses élèves, ce qui n'a pas empêché l'école d'inspecter son bureau.


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