La «petite reine» a fait fureur en France
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Photo: Agence Reuters
Les Français ont donc découvert avec curiosité que le Canada avait une gouverneure générale chargée de représenter la royale autorité d'Elisabeth II, une «presque reine» en somme (Le Monde), une «petite reine» (Le Figaro) ou encore une «reine de la diversité» (Sud-Ouest).
Pendant sa visite, Michaëlle Jean a eu droit à une couverture médiatique à rendre vert de jalousie n'importe quel premier ministre en visite officielle en France. Il faut dire qu'un «conte de fées» comme le sien, allié à «la beauté et l'intelligence» (Le Monde), sont nettement plus vendeurs que la rigidité d'un Stephen Harper, par exemple.
Son voyage avait commencé dans le supplément magazine du Monde: il s'est terminé ce week-end dans Sud-Ouest, un des plus gros tirages de la presse française, et dans Le Figaro. Entre ces deux moments, Michaëlle Jean a décroché un reportage assez enthousiaste dans le grand journal télévisé de 20 h sur France. À venir: un portrait dans Paris-Match, qui l'a suivie pendant les cinq jours de son voyage.
Sud-Ouest a vu en Michaëlle Jean le «symbole vivant de l'intégration et de la diversité culturelle à la canadienne» et «un mélange élégant de Lady Diana et de Nelson Mandela». Le Figaro l'a décrite de son côté comme une «professionnelle reconnue, désarmante de charme et de simplicité», devenue la «très photogénique icône du multiculturalisme de son pays».
Ce succès médiatique s'est doublé d'un succès public. L'arrivée de la gouverneure générale à La Rochelle jeudi a ainsi donné lieu à une bousculade digne d'une star.
À Bordeaux, les représentants d'associations qu'elle a rencontrés vendredi sont par ailleurs «tombés sous le charme», selon Sud-Ouest. Ça a aussi été le cas de la classe politique, Nicolas Sarkozy en tête. Par sa chaleur, l'accueil qu'a reçu Michaëlle Jean a largement dépassé ce que le protocole exigeait.

