En bref - Prison et coups de fouets pour un café hors mariage

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Reuters
Édition du lundi 12 mai 2008

Mots clés : coups de fouet, Justice, Pénitencier et prison, Arabie saoudite (Pays)

Riyad -- Amnesty International a réclamé hier la libération d'un maître-assistant en psychologie à l'université de Riyad qui encourt 150 coups de fouet et huit mois de prison pour avoir pris un café avec une femme sans lien de parenté avec lui.

Mohamed Ali Abou Raziza avait été arrêté par la police religieuse alors qu'il se trouvait dans un café avec la femme, dont on ignore ce qu'il est advenu, a précisé l'organisation de défense des droits de l'homme dans un communiqué. «L'Arabie doit cesser de persécuter sans nécessité des gens comme ça. Nous souhaitons que soit mis fin complètement aux châtiments pour ces délits "khilwa"», ajoute Amnesty. Ce vocable recouvre notamment ce type de rencontres entre hommes et femmes non liés par le sang dans le royaume wahhabite, qui pratique un islam strict. La police religieuse, connue sous l'appellation de Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, dispose de pouvoir étendus pour faire appliquer cette stricte ségrégation sexuelle et traquer l'alcool, la drogue et la prostitution. La Commission a été la cible de critiques renouvelées récemment lorsque six personnes ont été tuées lors de descentes ou de chasses à l'homme dans lesquelles ses agents étaient impliqués.


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