Finalement, c'est grâce à l'initiative d'un général américain que les soldats canadiens se permettent de «remplacer le bâton par la carotte», comme écrit Gilles Bousquet. Notre armée semble avoir été lente à comprendre. Mais sans ce précédent américain accepté en Irak, l'armée canadienne n'avait aucune chance d'imaginer même la possibilité de tels dialogues avec l'ennemi. Et si on s'y était aventuré seuls, ce sont des moqueries internationales qui eussent accueilli une telle initiative. Alors que présentement la situation évolue si rapidement que l'on peut commencer à espérer un jour un retrait total des envahisseurs de ces deux pays. D'autant plus qu'il est question que le brillant général américain prenne le commandement des armées américaines, même en Afghanistan. Jusqu'à ces derniers mois, « Ottawa voulait visiblement ménager la susceptibilité du gouvernement de Kaboul, officiellement chargé des négociations de paix avec les talibans influents », écrit M. Castonguay. Désormais il est à prévoir que l'armée américaine se chargera de calmer de telles susceptibilités et d'imposer sa vision des choses aussi bien en Afghanistan qu'en Irak.