A voir à la télévision le mardi 13 mai - L'espoir de la mer

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jean-François Nadeau
Édition du samedi 10 et du dimanche 11 mai 2008

Mots clés : Radio-Canada, La Tragédie des réfugiés de la mer indochinoise, Média, Vietnam (pays), Chine (République populaire) (Pays)

1975: Saigon tombe. Les Américains se retirent du Vietnam. Pour les millions de civils qui étaient demeurés fidèles jusque-là à un système opposé aux troupes rouges, c'est une véritable catastrophe. Plusieurs centaines de milliers d'Indochinois cherchent à fuir. Ils prennent la mer, dans des embarcations de fortune surchargées. Le drame est très souvent du voyage. La mort sera pour plusieurs la destination finale.

Au moins un demi-million d'Indochinois périrent en mer. Là, l'horreur se dispute à l'horreur. Des embarcations parties avec des vivres pour trois jours tiennent le coup un mois dans des mers violentes. Des bateaux marchands refusent de porter secours aux réfugiés. On les retourne parfois au Vietnam, vers une mort certaine. Pour ceux qui s'accrochent au bateau comme à un espoir de vivre, l'anthropophagie est parfois au rendez-vous, semble-t-il.

L'humanité étant ce qu'elle est, les secours de la communauté internationale sont minces et inadéquats. Le Canada ne réagit pas plus devant le sort de ces malheureux que pour secourir les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. C'est un ministre très catholique du Parti québécois, Jacques Couture, qui, sans demander l'avis de quiconque, annonça un beau jour que, la situation étant impensable, le Québec était désormais prêt à accueillir des réfugiés. Il devait en venir 5000. Ils finirent par être plus de 60 000.

Les premiers réfugiés furent accueillis à l'aéroport par nombre de projecteurs de caméras. Il furent logés à la base miliaire de Longue-Pointe. Ce n'est pas très loin de là que je me fais couper les cheveux aujourd'hui. Une des coiffeuses était une réfugiée, arrivée toute jeune. Elle ne sait pas trop ce qui est arrivé au Vietnam. Elle n'a jamais eu l'intention d'y retourner et parler de ces années de malheur l'ennuie profondément.

Pour savoir, il vaut mieux écouter Tout le monde en parlait, une des meilleures émissions produites à Radio-Canada ces dernières années.

***

La Tragédie des réfugiés de la mer indochinoise Radio-Canada, 19h30


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com
  Publicité - Un produit ou un service ?