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C'est la fête

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Nicolas Bouchard
Envoyé Le mercredi 14 mai 2008 20:00




Que dire des derniers évènements de La Rochelle, sinon qu'il s'agit du plus grand affront que le Québec s'est vu offrir par la France depuis fort longtemps. Rectifions d'abord les choses. Il ne s'agit pas d'un affront de la France, mais bien du pouvoir français.

On prétend vouloir mettre fin à la politique de non intervention et de non ingérence. Soit on n'avait jamais aussi soigneusement bien raté une entrée en scène, soit, encore une fois, on démontre de façon tangible un alignement en bonne et due forme sur la politique américaine quant à une réorientation politique.

Quelles lectures peut-on faire de cette décision, si ce n'est qu'un aveu de faiblesse de la France, qui au lieu de prendre le rôle de chef de file de la francophonie convoite celui de chien de poche de service? Cela dénote beaucoup d'envergure, et c'est également toute une leçon venue directement de France de ce qu'est l'étoffe et le bon goût.

Peut-on aussi passer sous silence, le non moins manifeste silence du premier ministre fédéraliste Charest dans le dossier? Si les hommes de cette trempe pouvaient ressentir la honte, on lui trouverait le visage de la même couleur que le drapeau qui lui sert d'édredon. À moins de pratiquer le négationniste, il faut tout de même avouer que même dans la vision la plus fédéraliste à laquelle il soit possible d'adhérer, c'est résolument nier dans le tact, la reconnaissance de 400ans d'histoires.

L'autre acteur principal dans tout cela, nous montre également l'étendue de ses préoccupations. Toujours au poste pour en échapper plus d'une, on ne pourra ni lui reprocher de ne pas chercher de capital politique ni de pratiquer la langue de bois. L'opportunisme a semblé bien le seoir en affaire, pourquoi en serait-il autrement en politique?

Et c'est le portrait qui semble se tracer de cet homme. Ayant les journalistes bêtement ébahis par son dynamisme, bientôt on le filmera occupé à tondre sa pelouse. Un discours populiste, un employeur qui méprise ses employés, qui octroie des cadeaux au monde des affaires pour régler le cas des fainéants, le refus d'études d'impacts du tramway à Québec, un homme qui se plaint de la démocratie au conseil de ville, la fin abrupte du musée d'archéologie dont les artéfacts ont été détruits à jamais en raison de cette décision dynamique. À ces faits éloquents, nous pourrions rajouter que beugler pour que l'on reconstruise la citadelle n'a rien non plus de politique et n'a rien à voir avec l'opportunisme.

Pas un seul dossier ne semble à sa mesure, si ce n'est que les hautes technologies et le train Québec Windsor qui servira énormément la population de Québec. Avec son penchant inné pour prendre des vacances à Windsor, Scarborough, Peterborough, Sarnia et Petawawa, nulle doute que la population sera ravie de le subventionner. Ça c'est de l'économie formelle... Tout comme les hautes technologies, secteur qui vit de lui-même sans aucune aide gouvernementale. Nous ne sommes tout de même pas encore dans les mines, ou plutôt dans les entreprises publiques qui une fois rentables sont privatisées!


Le discours actuel du maire Labeaume quant aux évènements actuels revient à dire que nous devrions être content que des gens de LaRochelle participent à notre fête, que cela n'a rien de politique et fait rouler l'économie. Oui, nous avons vu avec l'envoi des festivités du 400e le soir du 31 décembre, ce qui en était des fêtes apolitiques, grands publics, où on célèbre on ne sait trop quoi dans les clichés les plus gênants et l'idiotie la plus complète. Vous voulez une fête apolitique, grand public? Et bien allez à Disneyland. Là il n'y a pas de colons, juste des gens contents de participer à la fête.

Décidément, malgré toute la faveur des animateurs de radio, des journalistes, monsieur le maire Labeaume vous n'avez rien d'impressionnant à votre actif. Continuez de porter votre manteau des Remparts de Québec. Cela flatte le peuple que vous méprisez. Allez-y fièrement aussi pour le survêtement des Capitales, avec une bonne vieille calotte des Qwebecers, il ne nous restera plus qu'à vous présenter comme la mascotte d'une petite agglomération tranquille, qui ne se souci pas de politique...si ce n'est que pour avoir sa part de subventions dans les Hautes Technologies.


Cordialement vôtre,

Nicolas Bouchard

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