L'imposition de la langue française à tous les joueurs du Canadien aurait un certain avantage, celui d'obliger la direction de l'équipe de hockey à n'engager que des joueurs formés au Québec, ou presque, puisque des Français et des Suisses francophones jouent aussi au hockey. Mais cessons de rêver. Le seul fait qu'un politicien quelconque mentionne cette possibilité soulèverait un tollé chez la population anglophone du Québec, et du Canada, et chez l'immense majorité des amateurs francophones du Québec. Leur club risquerait de se retrouver dans les ligues mineures, crieraient-ils.
Et oui, nous en sommes là. La colonisation, momentanément ébranlé par la Révolution tranquille et la loi 101, continue son oeuvre. Et est colon celui qui refuse de le voir.
Roland Berger
St-Thomas, Ontario