Vos réactions
Les décisions du pouvoir, de quel pouvoir?
Ce n'est pas pour rien qu'on surnomme le journalisme: « le quatrième pouvoir ».
Ils ont un rôle essentiel dans une démocratie.
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Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels - législatif, exécutif et judiciaire - peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs.
[...]
De graves abus peuvent être commis, bien que les lois soient votées démocratiquement, que les gouvernements résultent du suffrage universel, et que la justice - en théorie - soit indépendante de l'exécutif. Les journalistes et les médias ont comme un devoir majeur de dénoncer ces errances.
Depuis une quinzaine d'années, à mesure que s'accélérait la mondialisation libérale, ce « quatrième pouvoir » a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir.
En cette phase de la mondialisation, nous assistons à un brutal affrontement entre le marché et l'État, le secteur privé et les services publics, l'individu et la société, l'intime et le collectif, l'égoïsme et la solidarité.
Le pouvoir véritable est désormais détenu par un faisceau de groupes économiques planétaires et d'entreprises globales dont le poids dans les affaires du monde apparaît parfois plus important que celui des gouvernements et des États. Ce sont eux les « nouveaux maîtres du monde » qui se rassemblent chaque année à Davos, dans le cadre du Forum économique mondial, et qui inspirent les politiques de la grande Trinité globalisatrice : Fonds monétaire international, Banque mondiale et Organisation mondiale du commerce.
Extrait de l'article d'Ignacio Ramonet, "Le cinquième pouvoir" octobre 2003
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/RAMONET/10395
Souvent en ce qui concerne la santé, aussi on se réunit derrière des portes closes. Les missionnaires du privé sont là pour nous (sic) sauver!
Mme Katleen Lévesque a soulevé la première pelletée de terre (et même quelques autres) concernant le CHUM. Elle a enclenché la réflexion de Mme Payette qui voit dans tout ça, et avec raison, bien plus d'interrogations que de solutions limpides.
Une tour de Babel!
Est-ce que la décision de créer cette tour de Babel de la santé a été souhaitée par le milieu médical? Ou, est-ce par le milieu financier?
Bien difficile à savoir, c'est là qu'entre en jeu tout l'important travail journalistique.
Il faut creuser plusieurs pelletées pour tenter d'apercevoir le fond de la tour.
Must: Why?
Should: Bien sûr, we need something!
Nice: Pour qui?
Deux volets importants existent en santé.
- On vieillit, on est malade et on a besoin de soins de santé.
- Aussi, ça représente une manne de $$ important.
Les pilules et les soins, ouf! beaucoup beaucoup de $$.
Le privé est à l'affût pour empocher le payant et laisser le coûteux aux gouvernements.
Il y a la tour des millions et il y a les vautours qui veulent profiter de tous ces malades payants-payants.
Pour le commun des mortels tel que la majorité du monde, c'est bien difficile de juger l'utilité et le bien-fondé d'un tel projet.
Il nous faudrait l'avis médiatisé des intervenants en santé, médecins, infirmières, intervenants en services sociaux, en gériatrie, etc.
Un dossier journalistique important que les journalistes pourraient prendre en main.
On a besoin de comprendre un peu mieux les enjeux et les intérêts.
La privatisation des soins de santé a-t-elle quelques étages de déjà réservés dans cette tour de Babel?
Voit-on la chose comme un investissement rentable plutôt qu'un ajout important aux services offerts?
La concentration de ces millions est-elle souhaitable pour les soins en région?
Qu'en pensent les médecins de Gaspésie, d'Abitibi, du Lac St-Jean, de Québec et de Sherbrooke?
À long terme... à long terme...
Bien des éléments nous manquent pour tenter de juger.
On se dit que cette décision a été prise par des gens qui ont bien évalué la situation.
Mais quelles étaient leurs réelles motivations?
La santé des gens ou la santé de certains portefeuilles?
Pas facile d'y voir clair.
Il nous faut des commentaires et des réflexions de personnes du milieu de la santé et des pelletées d'informations débusquées par des journalistes fouilleurs.
Mais, que peut-on y faire?
« En lisant cet article, j'ai retrouvé ce profond sentiment d'impuissance que je ressens chaque fois que j'ai l'impression d'être devant un immense gâchis auquel je ne peux rien changer. »
Moi aussi.
«J'ai pensé qu'au lieu d'appuyer sur l'accélérateur comme le directeur exécutif le souhaitait, il fallait peut-être encore une fois appuyer sur les freins »
Mais, avons une pédale de frein à notre disposition?
Monsieur Ramonet nous dit:
« Il faut, tout simplement, créer un « cinquième pouvoir ». Un « cinquième pouvoir » qui nous permette d'opposer une force civique citoyenne à la nouvelle coalition des dominants. »
Serge Charbonneau
Québec
