Pittsburgh-Philadelphie - Des étincelles derrière le banc?
Mots clés : Philadelphie, Pittsburgh, Hockey, Sport, États-Unis (pays)
Pittsburgh -- Ils sont remplis de bonnes intentions, tout en minimisant l'importance des prises de bec qu'ils ont eues, il n'y a pas si longtemps, au moment où ils étaient entraîneurs dans la Ligue américaine. Mais on a le sentiment que Michel Therrien et John Stevens pourraient refaire des flammèches ensemble, dès les premières étincelles sur la glace entre les Penguins de Pittsburgh et des Flyers de Philadelphie. Déjà que la rivalité est très forte entre les équipes de l'État de la Pennsylvanie. Ici, on qualifie la finale de l'Association Est, qui va s'ébranler aujourd'hui, de «guerre froide».
Pourtant, les deux hommes ont déjà croisé le fer en séries éliminatoires, à la barre respective des équipes-écoles des deux organisations. La rivalité s'était transportée à l'extérieur de la glace, Therrien et Stevens l'ayant joyeusement animée. Ils s'étaient invités à régler leurs comptes aux poings, ils s'étaient invectivés et renvoyés la balle par l'entremise des médias.
Stevens refuse de revenir sur le passé, allant même jusqu'à nier qu'il y ait eu conflit entre les deux hommes. «La série n'est pas un duel entre moi et lui, a-t-il dit. Il s'agit d'un affrontement entre les Flyers et les Penguins.»
Therrien a joué du violon, hier, quand on a abordé le sujet des relations supposément tendues entre Stevens et lui. «Il est un bon entraîneur. Il a relancé les Flyers cette saison, après que l'équipe eut terminé au dernier rang de la ligue, l'an dernier. Il a également connu du succès dans les rangs mineurs», a-t-il relevé. «La série qui s'amorce entre deux grands rivaux va être émotive, c'est sûr. J'espère simplement que ses principaux acteurs vont être ceux qui jouent sur la glace, pas d'autres», a-t-il conclu.

