Des atomes crochus avec la science
Mots clés : Science pour tous, Boucar Diouf, 24 heures de science, Festival et fête, Science, Québec (province)

Pour le directeur général de l'organisme promoteur des 24 heures de science, Jacques Kirouac, cette journée, en plus de rendre la science accessible aux tout-petits comme aux plus grands, permet la célébration d'une culture scientifique déjà bien ancrée au Québec. «Nous faisons maintenant partie de ces pays qui, tels l'Australie, l'Angleterre, les États-Unis et la France, jugent important de se doter d'un festival de science pour demeurer à l'avant-garde, élever le niveau de connaissances des citoyens, intéresser les jeunes aux carrières scientifiques et ouvrir les portes du savoir à toute la société», plaide ce passionné de spéléologie, particulièrement fier de la relation qui unit l'art aux sciences dans la troisième mouture de ces 24 heures.
Tous les artifices artistiques et culturels seront de bons prétextes pour faire passer la pilule de la science. À preuve: la photographie, le cinéma, la musique et la littérature côtoient la magie, la gastronomie et les activités de plein air et intérieures dans la programmation, pourtant scientifique d'«atome» à «zinc».
Pour le porte-parole Boucar Diouf, qui se décrit comme un «Mini Wheat» vu son côté rationnel et son contraire «complètement givré», les univers de la science et de l'art peuvent se mélanger sans friction ni étincelles. «J'ai toujours utilisé [l'aspect] irrationnel [de l'art] pour faire passer la science de façon plus ludique», raconte cet ancien professeur de biochimie et de biologie animale à l'Université du Québec à Rimouski, qui planche actuellement sur un «conte génétique» pour son prochain spectacle d'humour.
«Ça me parle, moi, de mélanger l'art et la science. Les plus grands chercheurs que j'ai connus avaient un imaginaire très fertile. Quand Einstein a élaboré la formule e = mc2, ce n'était pas vérifiable. Il faut de l'imagination et un certain esprit créatif pour se fixer des hypothèses auxquelles personne n'a jamais pensé. C'est ce génie créatif et cette capacité d'abstraction qui ont fait évoluer la science au fil de l'histoire», poursuit ce passionné de vulgarisation, dont l'objectif principal consiste à amener les jeunes et la population en général à s'intéresser à la science, à découvrir, seuls ou en famille, ce qui se fait juste à côté de chez eux.
À Montréal, les quatre muséums nature (Planétarium, Insectarium, Jardin botanique et Biodôme) convient les scientifico-artistes à plusieurs ateliers. Pourquoi ne pas en apprendre sur les chauves-souris alors que les spécialistes du Biodôme les démystifieront pour vous et vous feront entendre, si la météo le permet, une symphonie de leurs cris? Et tandis que vous passerez par la Maison de l'arbre du Jardin botanique, pourquoi ne pas en profiter pour jeter un coup d'oeil à l'exposition de la photographe Linda Rutenberg, qui propose un regard de nuit sur la collection du jardin? Ou peut-être préférerez-vous rencontrer le chimiste de l'université McGill Ariel Fenster, qui vous fera découvrir son monde à la frontière de la magie, des effets spéciaux du cinéma et de la chimie? Ou encore aller faire danser votre cerveau au Laboratoire sur le cerveau, la musique et le son de l'Université de Montréal?
Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke célèbre aussi la science en photo en dévoilant autant l'infiniment petit que l'infiniment grand dans l'exposition C'est plein de bon SciENceS. Plusieurs conférences, séances d'observation et autres activités auront également lieu dans la région estrienne, notamment à l'AstroLab du mont Mégantic et dans les établissements scolaires.
Dans la région de la Capitale nationale, le Laboratoire d'organogénèse expérimentale (LOEX), le plus grand centre de recherche en génie tissulaire et en médecine régénératrice du Canada, ouvre ses portes au public. On pourra également observer le ciel autant de nuit que de jour au Domaine de Maizarets, où des astronomes professionnels et amateurs tiendront des ateliers vendredi et samedi.
L'Office national du film (ONF) et sa CinéRobothèque proposent également des projections et des discussions liées à la science. Dans ses locaux montréalais, la CinéRobothèque propose notamment la projection du film La Grande Traversée de Jean Lemire. Quatre différents programmes seront également présentés dans les écoles et les bibliothèques à travers le Québec.
Certaines activités requièrent une inscription préalable. Pour la programmation détaillée et pour tout autre renseignement, consultez le site www.science24heures.com.
Vos réactions
La science n'a pas réponse à tout - par Michel Thibault
Le vendredi 09 mai 2008 10:00

