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1608: Fondation de Québec et du Québec.

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 08 mai 2008 09:00



Le sens des Fêtes du 400ième de Québec.
M. Charest, en s'effaçant devant Ottawa, pour les fêtes du 400ième, trahit le Québec en un moment capital. Le fédéralisme , qui est la forme politique de l'assimilation, conduit tout droit à la confusion politique et à la folklorisation du Québec. On comprend que M. Charest ait grande difficulté à comprendre ce qu'il représente et n'éprouve aucune nécessité de le soutenir. Nous ne voulons pas lui jeter la pierre, puisque que sont des élections acéphales qui l'ont mis en place et qui ont consenti d'avance à l'humiliation présente. Si la fonction intellectuelle jouait son rôle au Québec, elle commencerait à former les citoyens à leur responsabilité nationale et aux conséquences de voter à tort et à travers. Au lieu d'une sondocratie ( de sondage) par le bas, nous serions gouvernés par des leaders capables de gérer nos affaires sans trahir nos origines et d'affirmer notre identité dans tous les détails de la vie sociale et politique.
D'instinct, un vrai Québécois saisit l'importance de la fondation de Québec pour l'identité et la continuité de notre peuple. D'instinct, le Québécois, fidèle à l'Origine, refuse toute substitution à lui-même, toute représentation qui brouille la nature et le sens de cet événement fondateur. Le Québec n'a eu qu'une fondation, et c'est celle de 1608. Dès 1604, Marc Lescarbot a écrit que Champlain et ses compagnons étaient venus, ici, en Amérique, « provigner une Nouvelle-France » . Ernest Renan a défini qu'une nation, c'était un « principe spirituel ». Le « principe » qui donne au Québec son identité , sa singularité, sa légitimité, voire sa distinction d'avec la France-mère, c'est d'être une Nouvelle-France. Ni l'Autochtonie, ni la Conquête anglaise de 1760, ni les autres Américanités, ne participent en rien à notre fondation.
Le fédéralisme du PLQ, l'égarement du PQ, l'anémie de l'ADQ, la trahison de l'intelligentsia subventionnée n'ont d'autre principe que cet oubli, cet embrouillement de notre vérité. Restaurer l'image et le sens de nos origines, voilà la vocation des Fêtes du 400ième.!
Hubert Larocque, Gatineau.

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