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L'effet LADY MICHAËLLE.
Le Paris de la dégueulasserie des néons, capitale dite «Ville Lumière» et son flamboyant petit monarque, portant des jeans ajustés et des bottillons aux talons rehaussés, ont toujours eu un faible marquant pour les falbalas de grigris et les tombolas de clapotis qui accompagnent le va et vient des monarques et oligarques à plumes et paillettes, à galons et médaillons, ces accros et toxicos du glamour qui paradent toutes les plasties de la politique de saloon, ce phénomène des courbettes, et des acrobaties de tous les agenouillements et de toutes les contorsions d'échassiers en rut.
Personne ne saurait dire vraiment laquelle des deux grandes solitudes, celle qui en meuble tous ses discours, est allée chercher à combler, au Palais de l'Elysée. Par contre, je crois franchement que Michaëlle Jean est d'un naturel moins provocant et moins choquant que ne l'est l'artificieuse, la pompeuse et chiante capitale française des grands Louis et haut lieu de l'actuelle sauterelle présidentielle, en recherche de visibilité royale alors qu'il est en manque d'efficacité locale et en défaut total de crédibilité nationale.
Dans le pire comme dans le meilleur, Michaëlle Jean ne pourra jamais nuire au Québec, autant que ne l'ont fait les improvisateurs, amateurs, spéculateurs et profiteurs, préposés aux dépenses insensées, inconsidérées et incontrôlées ainsi qu'à l'échouement orchestré du 400e. Ce 400e dont les festives embardées cumulatives qui font, de QUÉBEC 2008, un fiasco national et international dont le risible nous précède autant que le ridicule nous poursuit et nous hantera, ne pouvant avoir de seul effet que celui de servir de leçon historique, si mémoire il y a, pour ceux et celles qui prépareront les fêtes du notre 500e...
Gerry Pagé
Ville de Québec
