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Claude Archambault l'a décidé!

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Hugues St-Pierre
Envoyé Le jeudi 08 mai 2008 01:00



Monsieur Claude Archambault devait bien être dans la tête du roi Henri IV de France pour savoir quel mandat il a donné à Pierre Dugua Demons et Samuel de Champlain en les engageant à explorer l'estuaire et le fleuve Saint-Laurent, puis à construire l'Abitation de Québec en 1608. Il déclare péremptoirement que les 400 ans que l'on fête, c'est LA FONDATION D'UNE VILLE, LA PLUS VIEILLE VILLE AU CANADA ET DE L'AMÉRIQUE, UN POINT C'EST TOUT. Et dans un français qui trahit son dégoût de notre langue, il s'en prend à ceux qui en ont gardé la fierté (Si l'on sent tien a cela il ne peu y avoir de guerre de drapeau comme les aiment si bien nos souverainiste. Ils semblent oublier qu'ils sont minoritaire et veulent imposer leur vue.) La démocratie, c'est de convaincre une majorité. Ça n'a rien de méprisable.

Jacques Cartier avait pris possession du territoire au nom du roi de France 75 ans avant. Tout ce temps, par intermittence, les Français faisaient du commerce avec les Amérindiens. La soie avait été supplantée par le castor. Les rapports s'étant stabilisés et les Jésuites ayant flairé une population à convertir, c'est une mission catholique et française que Champlain a fondée à Québec, sans la moindre pensée pour une éventuelle conquête démographique de toute l'Amérique. Les percées individuelles des Voyageurs d'Iberville ou Radisson vers le Mississippi ont même connu un arrêt brusque à cause des guerres franco-britanniques en Europe.

Le Canada, fondé en 1867, a fêté 140 l'an passé. Il peut célébrer cette année sa plus vieille Capitale mais en reconnaissant qu'elle a existé pendant 260 avant le pays!...Un esprit timoré préfère se coller aux basques du conquérant pour ridiculiser les ambitions des descendants de Nouvelle-France qui souhaitent perpétuer l'oeuvre des ancêtres revenus à la vie après un abandon total. Si les Québécois francophones sont encore là, ce n'est pas par grandeur d'âme des Anglais qui nous auraient « laissé notre langue et notre religion » au départ des élites en France après la conquête. Alors qu'en général, les conquérants intégraient les populations, les Anglais ont choisi de nous ISOLER sans écoles et sans ressources économiques, sur des terres de survivance, au bord de la mendicité. Même si nos « pasteurs religieux » ne favorisaient pas l'intérêt de leurs ouailles pour l'argent, Monsieur C.A. a tort d'attribuer notre condition d'arriérés à notre « manque de volonté d'intégration à la communauté économique de l'époque » Ce désert culturel où notre peuple a été abandonné s'est perpétué jusqu'au XXième siècle.

Aujourd'hui, le même esprit assimilé au plus rusé affirme que « les citoyens du Québec(région d'un pays!) ont décidé démocratiquement à deux reprises qu'ils préféraient remettre leur sort dans les mains hiérarchiques du Dominion du Canada ». Aucune mention des fraudes par dépenses excessives, immigration accélérée et fausses promesses trudeauesques du genre : Nous mettons nos sièges en jeu! La même tactique que les électeurs assidus du PLQ : pour éviter la chicane de drapeau, laissons les fédés occuper le territoire par leus drapeaux rouges. Les Canadians qui ont laissé s'éteindre le français dans les autres provinces utilisent encore des collaborateurs de langue française pour NOUS remettre à notre place et NOUS convaincre que notre place est toujours un cran plus bas(paroissial), vers la bilinguisation comme au Nouveau-Brunswick où l'assimilation est galopante.

Encore une fois, le plan c'est : One country, one language.




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