Énergie éolienne - Un grand jour pour l'environnement, disent les écologistes
Mots clés : Hydro-Québec, Énergie éolienne, Science, Énergie, Québec (province), Canada (Pays)
L'annonce du choix des sociétés commerciales qui vont développer le deuxième «bloc» d'énergie éolienne de 2000 MW au Québec a été accueillie hier par les groupes écologistes comme un «grand jour pour l'environnement».
Équiterre, Vivre en ville et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE) ont salué ensemble ce bond en avant de la filière éolienne. «Développée de façon responsable, précise leur communiqué, cette filière est une source énergétique d'avenir pour le Québec et ses régions. Elle affirme d'autre part le rôle de leader du Québec dans le développement de l'énergie propre au Canada».
Selon André Bélisle, de l'AQLPA, la seule ombre au tableau, c'est de constater qu'Hydro-Québec n'a pas le mandat impératif de développer elle-même cette filière avec la force économique qui est la sienne et qu'elle a mise à profit au service du développement de l'hydro-électricité.
À Québec, le député de Jonquière et porte-parole du Parti québécois pour les questions d'énergie, Sylvain Gaudeault, déplorait «le manque de planification» de la filière éolienne et «l'anarchie» qui règne dans ce secteur. Selon le PQ, Hydro-Québec devrait être le maître-d'oeuvre de l'éolien au Québec.
M. Gaudreault critique le gouvernement Charest pour avoir écarté jusqu'ici tous les projets issus des communautés et «braqué les citoyens dès le départ au lieu de les impliquer».
Françoise David, de Québec Solidaire, abondait dans le même sens: «Tout comme l'eau des rivières qui propulse les barrages hydroélectiques, le vent appartient à tout le monde et les profits devraient être redistribués en conséquence. Confier 2000 MW d'énergie éolienne au secteur privé constitue non seulement une perte pour l'ensemble des Québécois, mais également pour les municipalités».
Mais, pour Équiterre, l'essentiel à court terme, c'est que cette énergie plus propre remplace d'autres filières qui le sont moins et qui génèrent souvent des gaz à effet de serre, comme le gaz et le pétrole.
Pour le RNCRE et son porte-parole, Philippe Bourke, Québec devrait donner suite aux voeux répétés des commissions du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui ont souhaité une consultation publique globale pour définir l'encadrement général de filière pour en harmoniser les règles au Québec.
Enfin, pour l'Association québécoise de la production de l'énergie renouvelable (AQPER), qui regroupe les producteurs privés d'électricité, «les résultats du deuxième appel d'offres en éolien constituent un triple gain sur les plans de l'énergie, de l'environnement et du développement économique des régions». Selon le président de l'AQPER, Claude O'Neil, «le Québec consolide, diversifie et augmente son exceptionnelle capacité de produire de l'énergie propre et durable en combinant l'abondance de nos ressources hydrauliques et éoliennes, tout en développant une nouvelle filière dont les retombées économiques et financières seront particulièrement avantageuses pour les régions».
Vos réactions
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Le mardi 06 mai 2008 20:00
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Le mardi 06 mai 2008 11:00
Pas si sûr... - par Sylvain Auclair
Le mardi 06 mai 2008 10:00
Je dirais même plus, un grand jour pour les promoteurs. - par Dominic Pageau
Le mardi 06 mai 2008 03:00

