Vos réactions

LA vraie question et le cas français

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Martin Landry
Envoyé Le lundi 05 mai 2008 22:00



La vraie question à se poser est celle-ci : Accepteriez-vous que les subventions annuelles accordées à CBC/Radio-Canada soit significativement augmentées, et qu'en contre partie, Radio-Canada ne diffuse plus de publicités ? Tant que la société d'état devra compter sur les revenus des annonceurs pour financer une partie de son budget, elle devra s'assurer d'avoir un nombre suffisemment élevé de téléspectateurs pour rentabiliser ses émissions et financer ses opérations. Si vous répondrez OUI à la question, à quel endroit ces sommes seront prélevées ? En augmentant les impôts ? En coupant au Conseil des arts ou dans des programmes du ministère du Patrimoine ?

D'autre part, malgré le virage populiste des dernières années, la télévision de Radio-Canada consacre plus de 50% de sa programmation à des émissions que je considère être de ''service public'' (émissions jeunesse, documentaires, fiction, information, affaires publiques). Ce qui est une proportion semblable à celle des deux grandes chaînes publiques françaises (France 2 et France 3), qui diffusent peut-être Thalassa et Envoyé spécial, mais aussi Les z'amours (un quiz racolleur et inintéressant), Connaissez-vous les paroles ? (version française du jeu américain Do You Know The Lyrics), une panoplie de séries américaines diffusées chez nous à Séries+, la débilante série jeunesse Samantha et Plus belle la vie, un feuilleton quotidien à la ''Virginie'' se déroulant à Marseille. Alors qu'on arrête d'idéaliser sur la télévision française. C'est la crème des émissions qu'on voit à TV5.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com