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Inquiétant de savoir que les gens honnêtes se font congédier aux USA comme au Canada
COMMENT SE FAIT-IL QUE MALGRÉ CES CONTROVERSES CETTE TECHNOLOGIE DES OGM AIT ÉTÉ PERMISE ?
En 1992, à la fin du premier règne de l'administration Bush senior, Dan Quayle, alors vice-président sur la Commission, déclara que ces produits transgéniques ne recevraient pas plus d'attention que les autres aliments non transgéniques, aucune réglementation supplémentaire ne serait nécessaire. Les scientifiques de la FDA furent outragés, ceux-ci affirmaient que ces aliments devaient être absolument testés, qu'ils pouvaient être toxiques, qu'ils pouvaient créer de nouvelles allergies, que c'était une technologie d'invasion cellulaire pouvant diminuer la valeur nutritive des aliments, qu'il y a aussi risque de créer des problèmes de mutation, sans compter les effets indésirables sur l'environnement. Dan Quayle refusa, car il voulait que les États-Unis soit le premier dans le monde à utiliser cette technologie. La FDA continuait de refuser sans broncher et ils nommèrent un commissaire, Michael Taylor, responsable de cette question. Michel Taylor avait travaillé préalablement pour Monsento faisant partie du comité de cadres supérieurs. Il est facile de comprendre qu'il n'exigea pas de réglementations pour ces organismes génétiquement modifiés. Il autorisa donc que cette politique de non réglementation devienne officiellement la politique officielle du gouvernement américain en 1992.
« Les employés de Monsento et ceux des agences gouvernementales sont les mêmes personnes, selon, Rodney Nelson, fermier au Dakota Nord, témoignant dans le film The Future Of Food et selon Jeffrey Smith dans son livre « The Seeds of Deception » Il y a plusieurs personnes dans cette situation, par exemple, Linda Fisher, a travaillé durant les sept dernières années de sa carrière comme vice-présidente de Monsento avant d'être nommée administratrice de l'EPA (agence de protection de l'environnement) elle fut aussi administratrice avec l'administration Georges Bush senior,et avant cela , elle était avec Monsento, avant cela elle était avec EPA.
La liste continue ...de cette façon à Washington :
*Clarence Thomas, nommé à la cour suprême était auparavant l'avocat de Monsento pour les affaires réglementaires de la compagnie.
*Mickey Kantor, secrétaire du Commerce était sur le conseil d'administration de Monsento
*Lidia Watrud qui fait partie de l'EPA était aux recherches biotechniques pour Monsento
* William Ruckelshaus, administrateur en chef de l'EPA était membre du Conseil d'Administration pour Monsento.
*Annie Venemam nommée au poste de secrétaire de l'agriculture était cadre supérieur pour Calgene, compagnie achetée par Monsento.
*Michael Friedman nommé Commissaire pour la FDA était senior vice-président pour GD Scarle, une division de Monsento.
*Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense, était président de Scarle, une division de Monsento. »
« Monsento n'a pas à accréditer la sécurité des biotechnologies alimentaire, notre intérêt est de vendre le plus possible. Assurer la sécurité alimentaire est le travail de la FDA. » Phil Angell, directeur de Monsento, paru dans le New York times du 25 Octobre 1998
« Les biotechnologies de l'agriculture vont avoir un supporteur dans la Maison Blanche, l'an prochain, et cela, quelque soit le candidat qui gagne l'élection en novembre. » Monsento In House, News Letter, October 6, 2000
La plus grande contribution monétaire que Monsento a donné pendant la campagne électorale est allée à John Ashcroft, maintenant Secrétaire Général des Etats-Unis.
Alors il n'y a rien de mystérieux non plus concernant les dioxines, quand une personne veut faire son travail correctement, on la congédie tout simplement pour laisser les grosses compagnies empoisonner les gens et la planète car ça rapporte de gros sous.
Les dioxines : des substances chimiques qui perdurent très longtemps
Les dioxines sont considérées comme étant les produits chimiques les plus toxiques jamais fabriqués par l'homme et les furannes ont environ le dixième de leur toxicité. L'Agent Orange, un défoliant qui a été utilisé dans les forêts tropicales pendant la guerre du Vietnam, contenait de la dioxine. Les dioxines et les furannes proviennent principalement de la combustion dans les industries et les incinérateurs municipaux de produits chimiques. Les interventions de «l'Environment protection agency» aux État-Unis ont amené une réduction de 90% des rejets de dioxines et furannes dans l'environnement au cours des trente dernières années (Food and drugs administration, 2004). Cependant, la dispersion de ces produits par l'air et leur dégradation très lente a pour conséquence de les rendre omniprésents dans l'environnement et incidemment dans les aliments.
Les dioxines ont un effet cumulable, de sorte que lorsque nous ingérons des animaux, nous absorbons par la même occasion toutes les dioxines qu'il a accumulées pendant sa vie. Les scientifiques et l'EPA rapportent que 95% de notre exposition aux dioxines provient de notre consommation de viande rouge, de poissons et de produits laitiers.* John Robbins, The Food Revolution. Ces dioxines ont comme effet de créer un déséquilibre hormonal, elles se mélangent aux cellules et les empêchent de fonctionner normalement. Les problèmes de santé qui leur sont associées sont des risques de cancers, un système immunitaire affaibli, des désordres du système nerveux, des fausses couches. * Illinois Department of Public Health.
Les études de l'EPA rapportent que ceux qui consomment de petites quantités de dioxines présentes dans le gras des viandes et produits laitiers ont des risques accrus de cancer. Ils peuvent aussi développer d'autres problèmes comme le déficit de l'attention, des difficultés d'apprentissage, une susceptibilité accrue aux infections, et des désordres au niveau du foie. * Eric Pianin, .Farms Dioxins Won't be Monitered » The Washington Post.18 Oct 2003 Selon un rapport paru dans le New York Times, " Les dioxines sont particulièrement un problème angoissant pour les femmes, car en s'accumulant dans leurs corps pendant des années, celles-ci se retrouvent dans le corps de leur nouveau-né «
Une autre étude faite par des chercheurs du département de Santé Publique de l'université du Texas rapporte « Seulement avec les aliments les Américains ont 22 fois plus de dioxines que l'exposition suggérée par l'Agence de la Protection de l'Environnement. Chez les bébés allaités, le niveau passe de 35 à 65 fois la norme recommandée. Le docteur Arnold Schecter, le scientifique qui dirigea la recherche, a dit aux journalistes, « Les échantillons de sang des végétariens, ceux qui ne consomment aucun produit animal, montrent qu'ils ont moins de toxines dans leurs corps que la population en général ». Mike Tolson, »Dioxinx Levels Still High in US Food. The Houston Cronicle 29 March 2001
L'ex-commissaire à l'environnement et au développement durable du Canada, Johanne Gélinas, s'est fait l'écho des Canadiens inquiets de la présence de résidus de pesticides dans leur assiette.
Elle s'est d'ailleurs montrée assez critique au sujet de la façon dont l'État gère la situation. « Malgré les importantes améliorations apportées dans certains secteurs au cours des huit dernières années, le gouvernement fédéral ne s'assure pas de façon adéquate que plusieurs pesticides utilisés au Canada respectent les normes actuelles visant à protéger la santé humaine et la qualité de l'environnement », déclarait d'entrée de jeu Johanne Gélinas.
Elle s'est interrogée sur les tests annuels de dépistage de résidus de pesticides qu'effectue, sur les aliments, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Même si la presque totalité des échantillons de fruits et légumes frais testés par l'ACIA sont conformes aux normes, Johanne Gélinas a soulevé trois éléments à ce sujet :
* Les méthodes utilisées pour mesurer les résidus de pesticides ne seraient pas à jour. Il y avait, en 2003, 190 pesticides, utilisés au Canada ou dans des pays qui exportent des aliments au Canada, pour lesquels on ne disposait pas de méthode pratique de détection;
* Le nombre restreint d'échantillons testés;
* Les limites maximales de résidus reposeraient sur d'anciennes évaluations et ne seraient pas conformes aux normes en vigueur.
Aussi, l'ex-commissaire s'est dite préoccupée par d'autres points :
* Les recherches concernant les effets des pesticides sur la santé sont très limitées , Santé Canada n'ayant effectué que peu de recherche en ce sens;
* La lenteur du gouvernement à réévaluer les pesticides les plus anciens, qui souvent ne respectent pas les normes actuelles;
* Les trop longs délais pour homologuer de nouveaux produits, possiblement plus sécuritaires;
* Le manque d'information sur la façon réelle dont on utilise les pesticides sur le terrain.
Selon l'ex-commissaire, toutes ces lacunes soulèvent des préoccupations au sujet des risques que posent les pesticides pour la santé et l'environnement. Elle fait toutefois remarquer qu'il est difficile d'en évaluer les effets avec précision.
