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Une conspiration qui ne saura durer.
En s'associant le lobby des vendeurs d'assurances privées que peuvent se payer les riches, le docteur Couillard et son avocat Jean Charest, doublement rémunéré, ont permis aux bien nantis, via les garanties rassurantes des confortables couvertures privées, d'avoir accès prioritairement et surtout discrètement aux soins immédiats que requièrent leur état de fragilité et l'insupportable privation de leur pleine jouissance de la vie.
Tu payes et tu as un statut particulier. Tu es quelqu'un ou l'épouse ou l'enfant de quelqu'un. Tu payes et tu es ce quelqu'un et cette quelqu'une traités en premier et bien avant tout quidam ou tout échantillon de la collectivité des bipèdes non assurables, non assurés. Tu payes et tu es traité par les disponibles et très dévoués spécialistes qui se sont désengagés du public et qui ne souffrent d'aucun épuisement professionnel, ceux-là, celles-là. Tu payes et les salles d'opération financées par le public sont mises subito presto à ta disposition. Tu payes et tu as accès aux meilleurs soins, aux attentionnés suivis ainsi qu'aux médicaments les plus efficaces que seuls les riches (r)assurés, bien évidemment, peuvent se payer, sans se priver de manger, de sortir, de prendre des vacances et de voyager à volonté, tout simplement parce qu'ils en ont les moyens, ces moyens qui font fléchir et s'agenouiller les politiciens qui ont trahi leur mission et dissipé leurs promesses électorales, qui ont oublié l'éthique de la pratique politique pour donner libre cours à leurs pratiques professionnelles et aux accointances personnelles et consensuelles que privilégient ces dernières.
Tu fais partie du 20% des démunis, du 40% des appauvris de la classe moyenne et des retraités désindexés ou du 20% des «victimes de l'âge d'or» qui ont de moins en moins ou qui n'ont plus d'argent (c'est l'âge qui le détermine) et alors, tu attends et, surtout, tu commences à faire tes premiers deuils. Tu apprends à composer avec les courants d'air de l'outrance qui circulent dans tous les corridors des indifférences inhospitalières, avec la crainte d'en sortir avec une C Difficile ou tout simplement avec les mêmes souffrances et les mêmes bobos ajoutés aux humiliations des mises aux grabats et des remisés aux brancards. Tu n'es pas riche et tu n'as pas les moyens de te payer une assurance privée? Tu attends, tu lis les journaux et tu écoutes les nouvelles qui annoncent des pénuries de médecins et d'infirmières souffrant d'épuisement professionnel ou d'insuffisances salariales, qui annoncent des fermetures de salles d'urgence et de nouveaux temps d'attente, sans avouer que la mort figure en bout de liste, ce que les plus éprouvés doivent comprendre et accepter sans maudire. Tu n'es pas riche? Tu acceptes alors de souffrir, de te priver de médicaments pour manger ou de te priver de manger pour acheter les granules de ton soulagement temporaire qui permet aux grabataires et rejets, de graviter autour du système du Bien Être Social des Bien Nantis, jusque fin s'en suive.
Tu n'es pas riche et tu fais partie d'une des trois catégories précitées, mais tu vas encore VOTER CONTRE le PQ et CONTRE l'ADQ, parce que les commanditaires médias commandités avancent, comme vérité ex cathedra, que les minoritaires libéraux docteur Couillard et son avocat Jean Charest, doublement rémunéré, auraient formé un gouvernement majoritaire, si des élections avaient été tenues aujourd'hui. Et, les libéraux du PLQ ainsi que leur commanditaires sondeurs commandités s'imaginent encore que l'électorat a voté POUR le PLQ, en 2003 et en 2007.
Décidément, il va falloir sortir de l'actuel coma collectif. Dormir au gaze, de la sorte, c'est aussi pire que de vivre dans des chambres à gaze à émission contrôlée. Et ça, les libéraux du «Q» comme du «C» le savent mieux que quiconque. Faire travailler des Commissions bidons, en avant-scène, pour que les citoyens aient l'impression que ça bouge, alors que nos pantins politiques, derrières les portes closes des officines de leurs pouvoirs illimités, tripotent et fricotent, volontiers et à loisir, avec les Rabaska, les Poussahs du palace appelé CHUM et les goujats incompétents de la réingénierie libérale qui vont disposer des milliards voués aux infrastructures qui durent ce que durent les roses, l'espace d'un matin; après avoir consacré d'autres milliards à l'enrichissement de celles qui ont profité de l'opportuniste règlement électoraliste et singulièrement féministe de l'équité salariale «partielle» dont ont profités les protégées de la gang publique de Monique Jérôme-Forget; après avoir graissé les spécialistes de la médecine lucrative, tous les spécialistes de la piastre et toutes les sangsues qui se collent aux belles jambes du pouvoir.
Bref, en raison des émergences autoritaristes et des tendances dictatoriales du «ferme ta gueule» et celles de la mondialisation plurielle d'une démocratie singulière qui encourage le «parle-parle encore, jase-jase toujours», apparemment, RIEN NE CHANGERA !
La classe moyenne québécoise va rejoindre la plèbe des démunis québécois et RIEN DE CHANGERA ? Les pauvres et les appauvris, rejoints par les impuissants aînés, continueront à apprivoiser la maladie et à sublimer la souffrance et RIEN NE CHANGERA ? Les aînés québécois, n'en pouvant plus, opteront pour l'exit fatal (rubrique du 4 mai 2008) et RIEN NE CHANGERA ? La majorité succombera aux effets secondaires de l'hypnose médiatique et aux effets immédiats de la catalepsie des commanditaires sondeurs commandités et RIEN NE CHANGERA ? Cette interprétation du biblique et apocalyptique intégrisme politique libéral ou de toute autre tendance religionnaire passera la rampe et RIEN NE CHANGERA ? Ça reste à voir et faites-m'en un dessin, puisque mon opinion sur la stature et la carrure du peuple québécois n'a pas encore changé ...
Serait-ce l'apparente façon patriarcale du jovialiste BPF Jean Charest et de ses acolytes; serait-ce l'apparente façon matriarcale de l'euphorique BMF Monique Jérôme-Forget et de ses estafettes; serait-ce l'apparente façon qu'ont trouvé les magnats et les pachas, amis tissés serrés des actuels poussahs et popes du Temple national, pour célébrer ce macabre «libera» des gouvernés, à l'occasion des 400 ans de l'histoire d'un peuple qui s'est toujours contenté de petits pains et qui devra composer avec la distribution prochaine des croûtons et des quelques miettes de la condescendance libérale? C'est ce que les tenanciers de l'actualité, fabriquée de toutes pièces, laissent entendre et aimeraient visser à l'imaginaire des accros et toxicos dépendants des spiritueux médiatiques. Mais, reste à voir ce dont la réalité québécoise pourra être faite, le cas échéant et à son heure venue. Il est à espérer que la majorité silencieuse actuellement bafouée, comme jamais dans son histoire, se limitera à mettre le poing sur la table.
Il faudrait lire entre les lignes et comprendre qu'un apparent pessimisme est momentanément et très certainement le masque protecteur d'un intarissable optimisme beauceron. J'ai cet optimiste et imperturbable espoir que la MAJORITÉ SILENCIEUSE se mettra NON PAS À PARLER, mais À DÉCIDER ET À AGIR de façon telle que RIEN NE LA STOPPERA PLUS JAMAIS et gare à celui ou celle qui osera l'affronter ou qui s'imaginera pouvoir la contourner.
Gerry Pagé
Ville de Québec
