Vous avez raison, Mme Marois pourrait agir dès maintenant afin de contrer le laisser-aller touchant notre langue maternelle. Certes, comme certains le soulignent, chacun porte une part de la responsabilité dans la dégradation du français, mais par ailleurs il ne faut se priver d'user du pouvoir politique pour remettre notre langue à l'honneur. Depuis deux ans, mom épouse et moi avons pu arpenter tout à notre aise les rues du Centre-Ville et du Mile End, et, plus souvent qu'autrement, ce sont d'autres langues que nous entendions parler sur la rue et dans les commerces. Nous qui habitons les Cantons de l'Est - une région où le français a fini par s'imposer, nous n'en revenions tout simplement pas. Nous sommes encore sous le choc. Et voilà que nous apprenons que le gouvernement actuel du Québec transige autant que possible en anglais avec les entrepreneurs, paie des cours d'anglais pour les immigrants... C'est à pleurer.
Réal Rodrigue
Mansonville ( Canton de Potton )