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La soumission des décideurs à la fatalité de la privatisation est un choix idéologique

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Johnson Davenport
Envoyé Le samedi 03 mai 2008 17:00



j'inviterais le ministre à aller voir un peu ce qui se passe ailleurs avant de conclure trop hâtivement à la fatalité inévitable d'une privatisation prétendument nécessaire.L'exemple des pays scandinaves pourrait en l'occurrence être fort instructive.Les systèmes de santé nordiques tels qu'ils apparaissent au Danemark, en Suède et en Finlande sont caractérisés par des principes communs : une couverture et un accès aux soins universels, une offre de soins et un financement essentiellement publics.

Ce dernier couvre 75 à 82 % des dépenses contre 74 % en moyenne dans l'Union européenne. Les dépenses de santé restent inférieures dans ces pays à la moyenne européenne, avec des taux de croissance relativement modérés.

Fortement décentralisés pour l'organisation et la gestion des soins, hospitaliers comme ambulatoires, ces systèmes de santé sont essentiellement financés par des impôts régionaux ou locaux.

Les capacités hospitalières n'y sont pas plus élevées qu'ailleurs, voire notablement plus faibles en Suède et en Finlande.

Les réformes entreprises au cours des années 90 ont assoupli le rôle de planification de l'État en étendant la responsabilité financière directe des collectivités locales, et en recherchant une meilleure adaptabilité de l'offre de soins.

De même, l'introduction de formules mixtes de rémunération des médecins (salaire, capitation et actes) et d'une plus grande liberté de choix des patients ont voulu rendre les systèmes plus attractifs et plus efficaces -

Avec cette organisation très décentralisée, la densité du réseau médical et l'accès aux soins restent, en outre, des préoccupations majeures.

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