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La soumission des décideurs à la fatalité de la privatisation est un choix idéologique
Ce dernier couvre 75 à 82 % des dépenses contre 74 % en moyenne dans l'Union européenne. Les dépenses de santé restent inférieures dans ces pays à la moyenne européenne, avec des taux de croissance relativement modérés.
Fortement décentralisés pour l'organisation et la gestion des soins, hospitaliers comme ambulatoires, ces systèmes de santé sont essentiellement financés par des impôts régionaux ou locaux.
Les capacités hospitalières n'y sont pas plus élevées qu'ailleurs, voire notablement plus faibles en Suède et en Finlande.
Les réformes entreprises au cours des années 90 ont assoupli le rôle de planification de l'État en étendant la responsabilité financière directe des collectivités locales, et en recherchant une meilleure adaptabilité de l'offre de soins.
De même, l'introduction de formules mixtes de rémunération des médecins (salaire, capitation et actes) et d'une plus grande liberté de choix des patients ont voulu rendre les systèmes plus attractifs et plus efficaces -
Avec cette organisation très décentralisée, la densité du réseau médical et l'accès aux soins restent, en outre, des préoccupations majeures.
