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Le droit à des soins privés n'a pas été reconnu: sur nos droits humains
Malheureusement, le jugement est tellement nuancé, que tout le monde peut l'interpréter à sa manière. C'est toutefois un jugement juridique, qui invoque des droits humains, pas le droit de privatiser en soi le système de santé. C'est un raccourci qui aide un côté, parce que le jugement de la Cour suprême ne veut aucunement dire que la santé privée est un droit.
C'est une simple question de droit à la santé, en tant que droit humain. Chaque société (État) doit, dans la mesure de ses moyens, offrir les soins à toute personne pour assurer sa santé, point.
Chaque démocratie ou gouvernance du monde est libre de choisir comment les soins de santé seront offerts.
Sauf que, la Cour suprême affirme que les individus, s'il n'arrivent pas à assurer leur santé, en des temps normaux, ont le droit de faire ce qu'il faut pour se faire soigner. Si le système public ou national n'offre pas les soins en temps approprié, c'est là que l'État n'a plus le droit d'empêcher les individus d'aller voir ailleurs; et cet ailleurs peut être des soins privés au Québec si le public ne peut assurer le droit à la santé.
Évidemment, dans ce cas, certains et certaines feront de leur mieux pour que la santé publique fonctionne mal...
Tout comme la démocratie, un système démocratique de santé demande une participation citoyenne et une vigilance sévère. Dans le privé, c'est le désir d'une bonne carrière qui motive le système, dans le public, notre désir de justice et notre compassion exigent d'être responsable. En fin du compte, nous aurons ce que nous méritons: à nous de voir si on se respecte.
